‹ Le Rhumatisme Articulaire TuberculeuxChapitre 34 sur 74 · ENORME · texte numérisé non relu

ENORME

nomène fluxionnaire cutané, pulmonaire, pleural, péritonéal, ainsi que l'ont expérimentalement démontré Koch, F. BEzANCON et DE SERBONNES, Risr et KINDBERG, PATERson. Cette notion cadre bien avec celle de rhumatisme lui-même, et en particulier du rhumatisme tuberculeux : une inoculation bacillaire ou une décharge bacillaire minime, pourra déterminer ces phénomènes fluxionnaires, au niveau des articulations ; la fugacité des symptômes, l'absence de réaction tissulaire spécifique s'expliquent alors parfaitement.

Ainsi, de ces deux caractères cliniques par lesquels on voulait opposer la tuberculose et le rhumatisme, il ne reste actuellement que deux raisons de plus, de leur attribuer la même origine : tous deux évoluent chez des infectés tuberculeux anciens, réalisant le « terrain sensibilisé » par une atteinte antérieure et marchent par pous- | sées successives.

Ors. XXXVIII — Oddo et Giraud.

Malade de 25 ans chez lequel on relève une contamination bacillaire de-l’enfance. Vers l’âge de 21 ans, il présente une crise de rhumatisme articulaire aigu qui cède au salicylate de soude.

Quelques mois plus tard : poussée congestive au niveau du sommet droit avec hémoptysie.

A 22 ans, nouvelle congestion pulmonaire curable.

A 25 ans, crise de rhumatisme articulaire généralisée. Influence modérée du salicylate de soude.

Il nous semble que cette observation est le schéma de celte similitude d'évolution, infection ancienne certaine avec poussées aiguës, « fluxions » pulmonaires et articulaires qui s’intriquent.

C. Formes cliniques et diagnostic du rhumatisme articulaire tuberculeux.

Le rhumatisme dont la nature tuberculeuse est prouvée par des arguments indiscutables tels que les preuves bactériologiques, peut affecter les formes les plus diverses, depuis la fluxion aiguë, purement congestive et curable, jusqu'au rhumatisme chronique ankylosant ou déformant, en passant par les nombreuses formes intermédiaires.

Il est souvent difficile de distinguer cliniquement le rhumatisme tuberculeux des autres rhumatismes dits francs ou de nature infectieuse connue, car on ne peut avec sûreté, préciser les caractères cliniques de telle ou telle forme clinique. Nous voulons montrer que ce rhumatisme peut tout simuler, y compris les rhumatismes infectieux les plus connus, tel que le rhumatisme gonococcique ; le rhumatisme aigu tuberculeux ne se distingue pas non plus de beaucoup de polyarthrites dites franches, que ce soit par ses symptômes, ou ses complications.

Nous apportons une observation accompagnée de preuves absolues, qui prouve la fragilité de ces prétendus caractères différentiels : ces faits sont confirmés d'ailleurs par de nombreuses autres observations.

Cependant, nous essaierons de dégager, autant qu'il nous sera possible de le faire, tel caractère qui permet-

LPS

trait dans des cas rares de faire cette distinction clinique. Enfin, nous verrons comment il faut établir, par l'interrogaloire, l'examen clinique complet, l’origine d'un rhumatisme suspect, en attendant que le laboratoire, par ses arguments indiscutés, vienne enlever la décision.

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