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Cobaye À : Inoculé avec du liquide articulaire. Petits ganglions mésentériques et trachéo-bronchiques qui ne présentent aucun bacille à l’examen bactériologique.
Cobaye B : Inoculé avec du liquide articulaire. Petits ganglions lombaires, mésentériques. Très gros ganglions trachéobronchiques : un frottis de l’un de ces ganglions montre des bacilles de Koch acido-résistants.
Cobaye C : Inoculé avec du sang. Ganglions lombaires iliaques petits. Ganglions trachéo-bronchiques très volumineux, quelques-uns sont au volume d’un haricot (parfois anthracosiques).
L'examen du frottis de l’un de ces ganglions montre du bacille de Koch acido-résistant.
Cobaye D : Inoculation intra-péritonéale de liquide articulaire. ,
Quelques petits ganglions, du volume d'une lentille.
Frottis : Examen négatif, sauf quelques granulations acidorésistantes.
Réinoculation d’un ganglion de ce cobaye D à un deuxième animal : il se développe un chancre d’inoculation.
Les ganglions de ces animaux ont tous été réinoculés ; nous ne pouvons encore vérifier ces résultats.
Il s’agit donc d’une polyarthrite type Bouillaud où seules manquaient les déterminations cardiaques. Le malade sort de l'hôpital 1 mois après son entrée, parfaitement guéri, les articulations libres.
Le dépistage rapide du bacille qui dans le cas présent est relativement virulent, ainsi que le prouvent les moculations, nous fit craindre une évolution plus sévère. En fait, le malade revient à notre examen 2 mois après sa guérison. Apparemment, 1l va bien, mais on constate que le genou droit est redevenu douloureux, et qu’il est
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le siège d'une légère hydarthrose. L'examen cardiaque montre l'existence d'un frottement péricardique peu imtense maïs très net. Le deuxième bruit est éclatant, paraîit même découblé. Le malade est remis au salicylate et au repos.
Cette observation prouve de façon absolue que ce malade s'est présenté avec une polvarthrite précédée d’angine, se manifestant par les signes généraux de toute maladie de Bouillaud avec péricardite et fluxions articulaires fugaces, réagissant admirablement (et tout le long de son évolution) au salicylate de soude : le diagnostic de rhumatisme articulaire aigu franc devait être porté Cependant, l'étude des antécédents montre : une contamination familiale certaine et une otorrhée de nature probablement bacillaire. La radiographie vient prouver la réalité de cette infection bacillaire cicatricielle : notre malade est un tuberculeux latent : le laboratoire viendra prouver qu'il présente au cours de sa polvarthrite une bacillémie sanguine, et révèle du virus tuberculeux dans les exsudats articulaires. Il s’agit bien d’un rhumatisme tuberculeux indiscutable. Seul un examen approfondi a permis de le Ssoupconner cliniquement ; il faut done minutieusement rechercher tout stigmate de tuberculose chez les rhumatisants : le laboratoire vient souvent prouver que l'on avait eu raison de ne pas se contenter d’un diagnostic banal.
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VII. — CARACTÈRES FLUXIONNAIRES ET ÉVOLUTIFS COMMUNS Au cours des chapitres précédents ont $t4 étudiés les rapports cliniques de la tuberculose et du rhumatisme : nous avons vu qu'il s'agissait de deux affections qui non seulement se Juxtaposent souvent, mais ont encore des relations cliniques évidentes : symptomatologie, 6volu-
Hon, tout plaide en faveur de leur identité ; mais il est
; encore deux caractères communs qui les rapprochent : évolution par poussées aiguës greffées sur un fond d’infection chronique ; tendance à créer loutes deux des poussées fluxionnaires à localisations multiples. Cette similitude d'évolution, loin d’être comme autrefois un argument de différenciation, plaide au contraire en faveur de la similitude d’origine de ces deux déterminations.
Si autrefois le rhumatisme n’était considéré qu'en fonction de la crise aiguë, cette notion s’est modifiée avec juste raison. Il s’agit bien, selon l'expression de F. BEzancow, d’une véritable « maladie rhumatismale », à évolution chronique, entrecoupée de poussées aiguës ; ce caractère rapproche manifestement le virus du rhumatisme de celui de la tuberculose.
On a hésité longtemps à mettre au compte du bacille tuberculeux les manifestations fluxionnaires qui se voient chez les infectés tuberculeux : personne ne songe à les nier actuellement. Il est évident que la pénétration nouvelle de bacilles de Koch dans un organisme déjà sensibilisé par une atteinte antérieure peut provoquer un phé-