Cuti-réaction
La culi-réaction à fait l'objet de controverses innombrables. Chez l'enfant, où sa valeur est réelle, les cas de rhumatisme tuberculeux rapportés par NoBécourr, BarBier, s'accompagnent de cuti-réactions positives.
Mais les divergences au sujet de cette réaction, qui a au moins Je mérite d'être inoffensive et facile à praliquer, s'affirment différemment s'il s'agit de rhumatisme chronique ou de rhumatisme articulaire aigu.
Dans le rhumatisme chronique, Souques et Cavapns trouvent une cuti-réaction positive dans 20 cas sur 20 et le plus grand nombre d'observations de rhumatisme chronique publiées comporte celle même réaction positive.
Mais les opinions sont des plus partagées, au sujet de la cuti-réaction dans le rhumatisme articulaire aigu.
GRENET, sur 35 cas de maladie de Bouillaud, trouve 57 % de réactions posilives.
Jousser, sur 14 rhumatismes articulaires aigus, obtient 12 cuti-réactions positives, soit 86 %, et ces deux auteurs, avec RorLey, GAvET, concluent que le rhumatisme articulaire produit rarement l'anergie, que nombre
de grands rhumatisants conservent leur allergie tuber-
culinique ; la réaction à la tuberculine étant pour eux, non une réaction d'infection, mais une réaction de défense ; « tout état fébrile prolongé, sans détermination organique appréciable, qu'accompagne une cuti-réaction positive, relève de la-tuberculose ».
Ces opinions sont très différentes de celles de Macxr, ViGNERON qui déclarent au contraire que le rhumatisme arliculaire aigu grave peut supprimer la cuti-réaction ; celle-ci réapparaît d’ailleurs à un moment de la défervescence assez tardif, mais où la température ne peul encore être stabilisée. « À la fin de l'évolution elle devient très franche et nous paraît alors être un test de SUÉrISON ». {
Telles sont les opinions classiques sur les relations de la culi-réaction et du rhumatisme articulaire aigu.
Nous citerons enfin les observations de rhumatisme tuberculeux publiées ces dernières années à la Société médicale des hôpitaux de Paris, avec cuti-réaction très vive, mais elles soulèvent le problème des réactions focales à la tuberculine, que nous éludierons plus loin.
En conclusion, en se basant sur l'opinion de Léon Ber- NARD, qui affirme que la cuti-réaction peut cependant avoir de l'intérêt pour mettre en évidence une tubereu-
lose larvée qu'aucun signe ne révèle de facon certaine,
sur celle de Jousser, selon qui, la cuti-réaction d'un
adulte chniquement sain est en général faible et tardive, il nous semble que la cuti-réaction a élé trop dénigrée chez l'adulte. Et si l’on a soin de tenir compte de son heure d'apparition qui doit êlre précoce, de son ihtensilé (réactions fortes, croûleuses, persistantes), de ses réactions générales el focales vives, on peut dire qu'à
ces conditions, la cuti-réaction positive au cours d’un rhumatisme chronique ou subaigu est une forte probabilité en faveur de la nature tuberculeuse de ce syndrome, prototype de la tuberculose larvée ; il faudra avoir soin de faire des réactions témoins à la glycérine et au sérum de cheval pour éliminer toute sensibilité cutanée idiosyncrasique.
D'une facon générale, les réactions à la tuberculine n'ont pas une valeur absolue, mais elles ne sont pas inu- Ules ; à la condition de présenter les caractères que nous avons énoncés, elles constituent un bon argument de probabilité.