légère raideur articulaire
Tibio-tarsienne : Les mouvements de flexion et d’extension sont diminués d'amplitude.
Genoux : Froissements articulaires.
Hanches : Mouvements normaux.
Colonne vertébrale : Mobilité normale.
L'examen des autres appareils ne révèle rien d’anormal, poumons, cœur et réflexes normaux.
Rien dans les antécédents de la malade ne nous paraît à retenir, et l’on ne trouve aucune mention de rhumatisme, d’arthritisme ou de tuberculose dans ses antécédents héréditaires.
Recherches complémentaires
Intradermo-réaction à la tuberculine au 1/1.000°, faite le 13 septembre 1933. Le 15 septembre, réaction très fortement positive, réaction érythémateuse rouge framboisée de 6 cm. sur 4 cnx, dont le centre, de la dimension d’une pièce de 2 francs, est légèrement induré et de coloration rougebrun.
Hypodermo-réaction à la tuberculine au 1/1.000°. Une injection sous-cutanée de 1/2 mmgr., faite le 13 septembre 1933, donne, le 15, une réaction d’une intensité particulièrement considérable, 13 sur 14 cm., rouge vif dont le
ris
centre rouge brunâtre de 3 cm. sur 4, induré, ne se laisse pas plisser. Elévation de la température locale.
La douleur oblige la malade à se faire des pansements humides. La réaction générale l’a privée de sommeil ; elle s’est plaint d’une accentuation ac ses douleurs art eu'airc: au niveau des doigts et des orteils.
Les réactions locales persistent avec la même intensité pendant une hutaine de jours, puis commencent à décroître VerstlesllM)onr:
Réaction de Wassermann et de Hecht : négatives.
Numération globaire
Hémaliesséfse RL 5.960.000 LÉUCOBYÉÉS AS SE Sa 4.400 Formule leucoytaire Polynucléaires neutrophiles .......... 62 Polynucléaires éosinophiles .......... 2 Moyens mononucléaires 2... ..... 16 Grands mononucléaires .............. 8 Lymphocyte ie Tee 12 Examen chimique du sang :
Atbunines totales te ES 82 gr. 50 Créer en Le RU AR 0 gr. 38 Gloire sanguine eu 0 gr. 0968 AGITe TIQUE TON 0 gr. 060
L'examen radiologique des mains montre une décalcification de tous les os, elle prédomine au niveau des épiphyses des phalanges, où elle s'accompagne de perte de substance et d’ulcérations ; il existe un processus d’arthrite particulièrement net au niveau de l’index et du 5° doigt de la main droite. Les interlignes articulaires sont, dans leur ensemble, rétrécis.
Les pieds sont le siège de lésions analogues.
Les genoux sont décalcifiés.
On ne trouve pas de processus d'hyperostose.
En résumé Femme âgée de 55 ans, psoriasis palmaire depuis deux ans très tenace avec lésions unguéales, quelques
éléments au niveau des genoux. Un an plus tard surviennent des arthralgies discrètes et transitoires de index de la main droite et du genou gauche. L’examen clinique montre un simple enraidissement des doigts et des orteils particulièrement marqué au niveau de l'index de la main droite et du cinquième doigt de la main gauche.
L'examen radiographique décèle une décalcification diffuse des os de la main et des pieds avec perte de substance, ulcérations au niveau de l’épiphyse des phalanges. Les genoux sont décalcifiés. On ne trouve pas de processus d’hyperostose.
L'hypodermo-réaction à la tuberculine à 1/100 détermine une forte réaction locale et générale et provoque une accentuation des douleurs. L’examen chimique du sang révèle une légère élévation du taux des albumines totales et de l’acide urique.
Peut-on considérer que ces multiarthrites ne constituent qu’un stade, qu’une étape dans l’évolution de la maladie plutôt qu’une forme spéciale ?
I1 suffit de parcourir quelques-unes de nos observations pour constater qu’un certain nombre de nos malades, avant d’aboutir au rhumatisme chronique généralisé, ont présenté des arthrites isolées, mais rien par ailleurs ne permet de préjuger de lévolution ultérieure de l’affection. Si l’on est en droit de redouter pour ces malades la généralisation d’un rhumatisme chronique, il existe par contre des formes qui paraissent fixées dans leur évolution. Une crise
aiguë peut cependant à tout moment venir marquer le début d’une nouvelle phase évolutive de la maladie. Mais ceci n’est que supposition, craintes, éventualités, et force nous est de constater les différents aspects sous lesquels se présente l’affection sans chercher à méconnaître la possibilité de formes de passage. Les variations extrêmes que présentent la durée de l’évolution de la polyarthrite chronique progressive généralisée rend toute interprétation difficile.
On est cependant en droit de penser que l’on est en présence d’un même processus évoluant sous des aspects différents, tels qu’évoluent certains rhumatismes infectieux dont il se rapproche par bien des points. Dans plusieurs de nos observations on retrouve les formes de passage que peuvent présenter ces malades.