‹ Le Rhumatisme PsoriasiqueChapitre 7 sur 42 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Il y a près d’un demi-siècle que Besnier, par la plume de son élève Bourdillon, dans une thèse très remarquable, individualisait le « psoriasis arthropathique » comme une entité morbide, dans le cadre nosologique. Ce travail reste le plus complet que nous possédions sur cette importante question qui n’a d’ailleurs cessé d’éveiller la sagacité des meiïlleurs cliniciens. Depuis, la radiologie nous a fourni une précieuse documentation pour son étude clinique. L’importance des travaux épars dont le rhumatisme psoriasique a été l’objet prouve l'intérêt qu’on lui a accordé de tous côtés. Après avoir longtemps discuté sur son existence même, aujourd’hui admise couramment, les auteurs se sont ensuite efforcés d’en prouver l’individualité en établissant une étiologie commune pour les deux affections : psoriasis et rhumatisme. Suivant les préoccupations médicales du moment de nombreuses théories ont été édifiées, quelques-unes n’ont pu résister à l'épreuve du temps, d’autres n’ont pu apporter les preuves scientifiques qu’on était en droit de leur demander, toutes sont encore

mal étayées.

ART ee :

Notre but a été, après avoir rassemblé les travaux épars et si divers, entrepris selon la tendance de chaque auteur, de rechercher si les épreuves humorales et biologiques qu’il est aujourd’hui de règle d’appliquer à l'étude de toute affection dont la nature nous échappe, préciseraient l’orientation à donner à des recherches étiologiques ultérieures.

Nous versons au dossier d’étude du rhumatisme psoriasique les documents que nous avons recueillis. Ils nous permettront dans la première partie de ce travail de décrire les caractères cliniques de laffection, d’en établir le syndrome humoral et les aspects radiologiques ; dans une deuxième partie, nous rappellerons les principaux arguments invoqués en faveur des différentes théories pathogéniques et signalerons à cette occasion le résultat de nos recherches personnelles. A la lumière de ces faits, nous exposerons la conception pathogénique à laquelle nous avons été amené.

C’est à notre Maître M. le Professeur F. BEZANÇON que nous devons le choix de ce sujet. Il nous en avait montré tout l'intérêt, qu’il veuille bien trouver dans ces pages un modeste hommage de notre respectueuse reconnaissance et qu’il en excuse les imperfections.

Nous avons pu, grâce à l'accueil aimable que nous a toujours réservé notre Maître M. le Docteur MiLrAN, recueillir comme interne de son service la plupart des observations qui nous ont permis d’élaborer ce travail. C’est dans son laboratoire, selon ses conseils

et sous sa direction que nous avons pu réaliser toutes nos recherches bactériologiques. Nous lui restons profondément reconnaissant et l’assurons de notre fidèle attachement.

Nous tenons aussi à exprimer nos sentiments de très vive gratitude à notre Maître M. le Docteur MA- THIEU-PIERRE WEIL qui, après nous avoir initié à l’étude du rhumatisme, a bien voulu nous guider dans ce travail. Sa bienveillance à notre égard ne s’est jamais démentie. Il a dirigé notre effort, et a bien voulu nous faire profiter de son expérience et de ses idées personnelles.

Nous ne saurions oublier de remercier M. Ch.-O. GUILLAUMIN, qui a bien voulu se charger de tous les dosages chimiques du sang de nos malades ; M. le Docteur CHiIFoLIAU, qui a bien voulu tenter chez deux de nos malades une exploration parathyroïdienne.

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