Héroard, Bibl. nat., ms. fr. 4026, fol. 448 v
3. « On l*a vu devant Saint-Jean d'Angély... etc. » Auvray, Louis le Juste, panégyrique, Paris, 1633, in-4°, p. 31. Cf. C. Bernard, Hist. de Louis XIII, t. I, p. 235. Sur ce siège de Saint-Jean d'Angély, voir le Journal de Daniel Manceau (Arch. hist. de la Saintonge, 1874, t. I, p. 188 et suiv.); les lettres de Jean Besly à Dupuy (Ibid., t. IX, 1880, p. 132 et suiv.).
4. Lettre de Marillac à Richelieu du 6 mai 1622 : Arch. des AIT. étrang., France 775, fol. 156 r°, 157 r°. On voit par une lettre de Marillac du 26 avril (Ibid., fol. 90 r°) que c'est Tronson qui est chargé de rédiger le
de Montauban, le souverain ne se contentera pas de suivre « avec des lunettes d'approche », du haut des fenêtres ou des terrasses de son château de Piquecos les troupes du siège, là-bas, dans la plaine1, il visitera constamment les quartiers de troupes, prenant ses repas dans la lento du prince de Joinville, et « voulant avoir l'œil incessamment ouvert sur tout ce qui se passe et se l'ait en son camp. » Aucune attaque ne se décidera qu'elle n'ait été délibérée en conseil de guerre où il ait dit son mot : aucune mesure ne se prendra en dehors de lui et sans lui2.
Il s'irrite si une affaire s'engage à son insu. Arrivées près de Clérac, les troupes ont ouvert d'elles-mêmes le feu. « Le roi étoit en chemin au commencement du combat; il prit le galop et se fâcha fort de ce qu'on avoil détaché les bataillons de leurs postes avant son arrivée et en fît de grands reproches aux maréchaux de France qui lui dirent, pour se justifier, qu'on avoit été contraint d'y aller parce que les ennemis les avoient irrités par la sortie de leurs barricades, mais qu'ils étoient aises que Sa Majesté ne s'y fui point trouvée parce que le péril y
récit officieux du siège de Roy an. Sur ce siège, consulter : L. Audiat, Le Siège et le main- de Roy an en 1622, dans : Ballet, de la Soc. des arch. hist. de la Saintonge, t. VII. iSST. p. 33.