‹ Le rio Louis XIII à vingt ansChapitre 12 sur 349 · Matthieu, la Conjuration de Conchine, p · texte numérisé non relu

Matthieu, la Conjuration de Conchine, p

2. 11 fit marcher des troupes contre la ville de Verneuil, dont le gouverneur avait oublié de lui rendre les honneurs qu'il attendait (Bibl. nat., ms. ital. 1770, p. 209). 11 fallut un arrêt du Conseil pour arranger l'affaire (Arch. nat., E. 55", fol. 364 r°).

3. Le 1er mai 1617, on élargit trente-quatre personnes arrêtées sur ses ordres <• sans plainte aucune ni information » (Ibid., fol. 360 r°, 402 r°); puis soixante autres ensuite (Bibl. nat., ms. Dupuy 661, fol. 151 r°).

4. Les villes réclamèrent ensuite le remboursement de ce qu'elles avaient payé (Bibl. nat., ms. fr. 18192, fol 63 r"; Arch. nat.,E 57, fol. 134 r°; 58», fol. 94 r° et 202 r°). Il fallut des arrêts du Conseil pour redresser quelques-uns des abus de pouvoir de Concini; (Arch. nat., E. 55e, fol. 227 r°).

fois, les parlements se regimbèrent1. Tout le monde eut peur : « Il étoit si puissant qu'un chacun désiroit sa faveur et craignoit sa colère. On vouloit être son serviteur et tous ceux qui le vouloient ne l'étoient pas. Chacun le révéroit les mains baissées en terre; c'étoit une chose merveilleuse du nombre des chiens qui léchoient ce tyran'2 ! » En fait, jamais puissant ne fut plus mortellement haï !

Il s'en rendit compte et il s'en moqua. « S'ils ne m'aiment pas, disait-il en ricanant, jous me ferai craindre3! » Mais les accusations articulées contre lui se précisaient dans le puhlic. Le bruit courait qu'il traitait avec l'étranger et trahissait l'État; on raconta qu'il était en correspondance avec le roi d'Espagne '. La colère universelle s'élevait contre « ce misérable » ! « C'étoit grand pitié, s'écriait-on, de voir Conchine, sa femme et leurs ministres usurper toute la puissance du royaume! » Dans les rues, « les petits garçons, les nourrices, les lavandières, chantoient publiquement des guéridons ».

Peu à peu cette haine générale engloba, d'abord confusément, puis nettement, la reine régente elle-même. Malgré le respect du temps pour les personnes royales, Marie de Médicis, jugée responsable de la tyrannie du

1. Par exemple le parlement de Rouen (Bibl. nat., ms. ital. 1771, p. 32; Arch. nat., E. 55», fol. 24 r°).

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