‹ Le rio Louis XIII à vingt ansChapitre 136 sur 349 · Ibid., fol. 39 v", 153 r · texte numérisé non relu

Ibid., fol. 39 v", 153 r

pénible chez Visconti étaient ses demandes d'argent; elles étaient perpétuelles : il mendiait : « Souvenez-vous s'il vous plaît et de moi et de mes enfants; vous savez comme j'ai servi et voyez comme je continue ! » Il disait à M. Tronson : « Vous êtes très humblement supplié, Monsieur, au nom de Jésus, de vouloir me procurer, par effet du roi, quelque secours!1 » Il est vrai qu'on le payait mal; il avait nombre de frais de voyage; il faisait des avances et sa pension du clergé était irrégulièrement comptée. En marge d'une de ses réclamations Louis XIII finira par écrire : « Lui sera baillé comptant la somme de 2 000 livres pour les voyages et sera bon de lui donner quelque brevet de 1 500 ou 2 000 livres de pension tant pour récompense des services qu'il a faits que pour lui donner moyen de les continuer. » Visconti s'avisa alors de solliciter des lettres de noblesse ! Le roi le nomma gentilhomme de sa Chambre! 2

En réalité il rendit de grands services. Ne comptant ni ses pas ni ses démarches, il sut procurer les autres intermédiaires : « Il faudrait avoir quelques personnages, disait-il, en toutes les villes d'importance et de passage qui prissent soin de savoir tout. » Il en trouva et de titrés, bien apparentés : « J'ai en Vivarais le sieur de Ravignan, neveu du sieur de la Tour de Poissac, aux Cévennes le sieur Filioli, parent du sieur de Montbourget, en Provence le sieur de Pontis l'aîné, » — frère de l'auteur des Mémoires. — Visconti fournit à M. Tronson presque tous ses correspondants3.

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