‹ Le rio Louis XIII à vingt ansChapitre 144 sur 349 · Ma/.. 2127. fol. 85 r°, 162 v°, 168 v · texte numérisé non relu

Ma/.. 2127. fol. 85 r°, 162 v°, 168 v

3. Grenoble, 1625, in-8°. Ce Durand était de Briançon. Cf. Ma/. 2127, fol. !• et suiv.

apparence, il ne semble pas être revenu à la confession réformée.

Les protestants ne furent pas sans se douter qu'il y avait des trahisons dans les rangs de leurs pasteurs. Lorsqu'aux assemblées des voix de ministres s'élevaient « blâmant la résistance à l'oppression », le soupçon venait à l'esprit des assistants qu'ils étaient en présence « de quelques corrompus gagnés par pensions ». ' Les agents de M. Tronson signalaient à celui-ci que les huguenots s'inquiétaient de voir de-ci, de-là, le zèle de leurs ministres fléchir; qu'ils « faisoient des voyages, des allées et venues pour ébranler les refroidis » ; mais ils se moquaient de ces efforts, assurant que les réformés finiraient par ne tenir, comme territoire, que l'étendue de « la carrelure de leurs bottes » ! 2

Le nombre des conversions de ministres a été assez considérable; « les états des pensions accordées aux ministres convertis », que nous avons conservés, en font foi.3 Les assemblées du clergé eurent souvent à délibérer sur les pensions qu'elles unifièrent à 400 livres. 4 Chaque année le « trésorier et receveur général » du

1. La Milletière, Discours des vraies raisons pour lesquelles ceux de la religion en France peuvent et doivent résister par armes, 1622, p. 17; « personnes suspectes et corrompues qui sont aux gages de la cour » (Les Actes de V assemblée nouvellement tenue à Nîmes par les députés des églises réformées contre M. de Chastillon, 1622, in-12, p. 7).

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