‹ Le rio Louis XIII à vingt ansChapitre 145 sur 349 · Maz. 2127, fol. 9 r · texte numérisé non relu

Maz. 2127, fol. 9 r

3. Nous avons un état datant de 1619 (Bibl. de Sainte Geneviève, ms. 366, fol. 89 et suiv.);un autre de 1628 (Bibl. nat., ms. fr. 20602, fol. 52). Voir aussi : B. Hauréau, Un pensionnaire de la cour de Louis XIII, quittance du ministre apostat Jérémie Ferrier (1621), dans Bullet. de la Soc. de l'hist. du prot. français, 1856, p. 475; G. Rahlenbeck, Un pensionnaire du clergé catholique romain sous Louis XIII, Josué Barbier, ministre converti du Dauphiné (1629), dans le même recueil, 1855, p. 564.

4. Procès verbal de l'assemblée du clergé de Vannée 1625, Paris, 1625, in-4°, p. 632 et 654.

clergé (le France délivrait à chaque ministre converti inscrit sur les contrôles « les mandements et rescriptions » nécessaires que celui-ci devait présenter au « receveur provincial des deniers » de chaque pays, lequel payait1. Un temps, même, les ministres durent faire le voyage de Paris pour y venir toucher leur pension : on renonça à cette pratique, dispendieuse et trop révélatrice. -

La noblesse fut convertie au moyen de dignités et d'honneurs. On la visa particulièrement. L'effet des conversions de gentilshommes était extraordinairement efficace. Telle conversion, mandait un correspondant « donnoit grand coup et rapportoit grand service » : X, continuait-il, a autorité sur ses parents et amis, sur tout le pays à douze, quinze lieues à la ronde : on le suivra. Un personnage, comme l'important marquis delà Charce, entraînait avec lui ses deux frères, ces cinq fils, son beau-frère, cinquante gentilshommes, sans parler des quatre places fortes des Gévcnnes qu'il occupait. Un seigneur avait derrière lui une clientèle nombreuse que son exemple entraînait", officiers, soldats, domestiques,

1. Il y avait un receveur provincial du clergé par généralité {Êdit portant création en hérédité de 17 offices de receveurs généraux provinciaux des décimes et subventions du clergé es 17 anciennes généralités de ce royaume, vérifié en Parlement le 21 octobre 1594, Poitiers, 1028, in-8°). Louis XIII, pour accroître les ressources appliquées à ce chapitre des dépenses, eut même l'idée de demander au Saint-Siège l'autorisation de prendre sur les abbayes vacantes du royaume la moitié d'une annate, à cet effet ; Le Saint-Siège refusa, sous prétexte que ces deniers seraient administrés pardes laïques; en réalité il pensai) qu'on emploierait ensuite cet argent « pour usages plus séculiers ». Le roi proposa de faire administrer ces deniers par une commission d'ecclésiastiques; l'affaire n'eut pas de suite. Bentivoiçlio, Lettere, t. III, p. .">IN: Lettre du 15 septembre 1619.

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