‹ Le rio Louis XIII à vingt ansChapitre 20 sur 349 · Mme de Motteville, Mém., éd. de 1723, t. I, p · texte numérisé non relu

Mme de Motteville, Mém., éd. de 1723, t. I, p

2. V. Siri, Memorie recondile, éd. de 1677, t. IV, p. 31 ; Bentivoglio, Lettere, 1863, t. I, p. 229. Louis XIII, causant avec M. de Verdun, après le 24 avril, fait allusion à ces démarches infructueuses (Récit véritabte de ce qui s'est passé au Louvre depuis le 24 avril, p. 8). Cf. d'Arconville, Vi ■ de Marie de Médicis, Paris, 1774, in-S°, t. II, p. 338.

3. Lettre du roi au parlement de Dijon, (s. 1.), 1617, in-12, p. 6. Cf. : lettre de M. de Gramont au roi du Ie' mai 1617 (Bibl. nat., ms. Clairambault 373, fol. 337 r°); Actions de grâces de la France au roi, Paris, N. Alexandre, 1617, in-i2, p. 9; P. d'Alboy, Panégyrique au roi sur la défaite de l'hydre de VArne, Paris, 1617, in-12, p. 18.

4. Voir la lettre de Louis XIII à M. de Béthune, du 23 mai 1617 (Bibl. nat., nouv. acq. fr. 7797, fol. 83 v°); le Récit véritable de ce qui s'est passé au Louvre, p. o; Sully, Économies royales, éd. originale, t. II, p. 195; Boitel de Goubertin, Hist. mémorable de ce qui s'est passé en France, Bouen,

Pénétré de ces sentiments, il était inévitable qu'il finît par les communiquer à ceux, en très petit nombre, qui, autour de sa personne, vivaient le plus familièrement avec lui. Parmi eux, celui qu'il aimait le plus, celui auquel il se confia le premier, fut M. Charles d'Albert de Luynes.

Grand, mince, assez joli de figure, l'air très doux, et charmant de manières, M. de Luynes était un gentilhomme du Gomtat-Venaissin, âgé de trente-neuf ans1, qui, ayant été élevé comme page chez M. de Lesdiguières, étant ensuite entré chez M. du Lude avec le titre de « gentilhomme ordinaire »2, s'était trouvé, sur la recommandation de M. du Lude à M. de La Varenne, grand ami d'Henri IV, placé dans la volerie du roi, fonction ni plus ni moins brillante que toutes celles que les gentilshommes d'alors sollicitaient en cour-. Henri IV l'avait remarqué pour sa physionomie aimable, lavait mis auprès de son fils le dauphin4, et le petit prince, attiré par les qualités séduisantes d'un homme d'ailleurs dévoué, la complaisance même, s'était pris d'une véritable passion à l'égard de celui que son propre goût pour la chasse au vol, mettait perpétuellement en

1019, in-8°, p. 323; les Particularités de la mort tragique du maréchal d'Ancre, Lyon, 1617, in-12, p. 11.

1. Il était né à Mornas. Sur sa carrière avant la faveur royale, nous avons une notice précise (Bibl. nat., ms. Dupuy 92, fol. 113 r°) que nous allons suivre. Voir aussi Bibl. nat., mss. de Baluze 214-210.

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