‹ Le rio Louis XIII à vingt ansChapitre 211 sur 349 · Cité dans Revue de Gascogne, t. XL, 1899, p · texte numérisé non relu

Cité dans Revue de Gascogne, t. XL, 1899, p

2. Journal d'Héroard, éd. Soulié et Barthélémy. I. I, p. 316.

3. Lettre du cardinal Borghèse, secrétaire d'État du Saint-Siège, du 27 août 161 S, confirmant le fait, dans Bentivoglio, Lettere, t. II, p. 579. Cf. p. 578, t. III, p. 48. Sur l'évêché de Metz smis l'épiscopat de Henri de Verneuil. voir Bibl. nat.. ms. Dupuy 334-335.

4. Lettre de Louis XIII au cardinal de Sourdis le priant d'appuyer dans l'assemblée du clergé l'exemption de décimes accordée à M. de Metz, Bibl. nat.. ms. fr. 3722. fol. 23 v°, exemption de 700 livres précédemment consentie au cardinal de Retz.

5. « Estât des abbayes *que possède Monsieur le duc de Verneuil. Bibl. nat., ms. fr. 1SII3. fol. 102 bis. Henri de Verneuil prit a cœur ses fonctions épiscopales : voir la lettre qu'il écrivait en 1628 au due de Lorraine, lettre publiée dans le Journal de la société d'archéologie ri du comité du musée lorrain, 1852-3, p. 64.

pour l'administration temporelle du diocèse de Metz et le nonce transmettait ces premières insinuations au secrétaire d'état du Saint-Siège, le cardinal Borghèse. Mais, au conseil, les ministres se prononçaient contre l'idée : Villeroi faisait remarquer que c'était une tradition en France de ne pas élever outre mesure les fils naturels des rois. Rome refusait, sous prétexte que si le Saint-Siège, disait le cardinal Borghèse, nommait des enfants naturels cardinaux, tous les princes souverains de l'Europe voudraient remplir le Sacré-collège de leurs bâtards1. La marquise de Verneuil, la mère, suivait avec àpreté le projet. Ardente, impérieuse, elle désirait passionnément la pourpre pour son fils. Elle assiégeait le nonce, lui attribuait le refus du pape, l'accablait de sottises : — « Cette femme est une diablesse ! » mandait Bentivoglio. — La marquise s'en prenait ensuite à Luynes qu'elle croyait aussi cause de l'échec : elle lui répétait qu'il avait manqué de parole, qu'il ne serait pas toujours favori du roi, tandis que l'évêque de Metz serait toujours son frère2. Louis XIII insistait. Le nonce mandait au pape : « Je répéterai au roi les raisons du refus, prudemment et à une heure propice pour qu'il ne persiste pas à vouloir de cette nomination, le mécontentement qu'il éprouverait de l'échec devant être plus grand; il est très sensible, il tient beaucoup à ne pas être méprisé. » En décembre de la même année 1617, arrivait de Rome la réponse définitive que Verneuil était écarté du cardinalat.

1. Lettres du nonce du 7 juin, 13 septembre, 22 novembre 1617; du cardinal Borghèse du 22 juillet 1617, dans Bentivoglio, Lettere, t. I, p. 293, 435, 489; t. 11, p. 84.

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