Lettre du 14 juin 1617, Avenel, t. VII, p
2. Richelieu, Mém., t. I, p. 171 : « De temps en temps, je lui rendois un compte exact (à Luynes) des actions de la Reine ».
3. Lettre de Marie de Médicis à Luynes, Avenel, t. VII, p. 403.
calomnies... Ce qui me console est que je sais l'opinion que Sa Majesté et vous avez de moi... Je vous supplie de me départir vos conseils comme votre protection; en revanche, je m'oblige à vous rendre tout le service que vous sauriez jamais attendre de la personne la plus passionnée du monde à vos intérêts1 ». Et Lu y nés promettait de faire ce qu'il pourrait. « Luynes », mandait Bonzi à Richelieu, « m'a encore donné sa parole d'épier le temps pour votre retour ici. » « Quand vous aurez été quelque temps absent », écrivait Tantucci également, « M. de Luynes procurera que le roi vous permette de revenir2 », « M. de Luynes », disait M. de Richelieu à son frère, « vous continue sa bonne volonté, m'avant depuis peu encore, par deux fois, donné parole de votre retour3. » Ce qu'on ne savait pas, c'était que dans le gouvernement de l'État Luynes était beaucoup moins puissant qu'on ne se l'imaginait.
L'exil de Richelieu fut aggravé. Il fut rélégué à Avignon. La fin de cette disgrâce et l'envoi de l'évêque de Luçon à Angoulême auprès de Marie de Médicis, enfuie de Blois, fut une opération dont M. de Luynes se trouva être en parti l'artisan. Vingt fois, à Avignon, Richelieu, qui vivait retiré, avait « assuré M. de Luynes de ses bonnes intentions et qu'il ne songeoit jamais à sortir du lieu où on l'avoit mis si lui-même ne l'en tiroit et pour son service » \ C'est par Déageant et Luynes que
1. Avenel, t. VII, p. 408, 409, 410. •• L'amitié que vous m'avez toujours promise >■ (p. 411).
2. Lettres de Bonzi du 28 juin, de Tantucci du 19 juin 1017. à Richelieu, Ibid., p. 400.
3. Lettre de M. de Richelieu à l'évoque de Luçon du 12 juillet 1617 \p h des Affaires étrangères, France 771, fol. 155 r°).