Fontenay-Mareuil. Mém., p
fut suggérée au roi l'idée de faire envoyer Luçon à Angoulème, à l'insu d'ailleurs des ministres, ce qui provoqua des scènes très vives '. Parmi les lettres que le frère du P. Joseph, Charles du Tremblay, alla porter à Richelieu, il y en avait une de M. de Luynes « fort gracieuse », « pleine de paroles très affectueuses2 ». A peine arrivé à Angoulème, Richelieu assurait Luynes « de son très humble service3 ». En retour, le favori écrivait à l'évêque : « J'ai une extrême passion de me conserver en l'honneur de vos bonnes grâces et un passionné désir de vous témoigner que je suis votre très humble serviteur* ». Mais on avait eu besoin de Richelieu; sa situation se consolidait : on remarque dans sa correspondance qu'il devient plus froid à l'égard de M. de Luynes. Toutefois, lorsque les deux personnages se retrouvèrent à Tours, en octobre 1619, après la rencontre de Louis XIII et de Marie de Médicis, leur entrevue fut cordiale5. Dans ses lettres, à la suite, Luynes continuait à protester à Richelieu de ses bonnes dispositions 6. Après la bataille des Ponts de Ce et le traité d'Angers, Luynes faisait à Richelieu « de grandes caresses7 ». Il