‹ Le rio Louis XIII à vingt ansChapitre 250 sur 349 · Bassompierre, Journal de ma vie, t.Il, p · texte numérisé non relu

Bassompierre, Journal de ma vie, t.Il, p

5. Richelieu, Mém., t. I, p. 247; Méditations de l'Iiermile Valérien, p. 18.

6. Par d'EspIan : dépèche du nonce Corsini du 4 octobre 1621, dans Zeller, op. cit.. p. 283.

7. Propos tenus par Luynes devant la Yieuville, qui les répète à Richelieu. Bonneuil et Ornano (Richelieu, Maximes d'État et fragments politi-

l. Hanotaux, p. 757).

tellement qu'il ne sauroit rien faire que je ne sache. Après la prise de Monheurt, je ferai la paix et m'accommoderai si bien que je ne craindrai plus rien ». Il déraisonnait1! Richelieu l'explique : « Tant son esprit étoit faible », dit-il, « pour porter une si grande fortune que celle à laquelle il étoit élevé 2 » !

Mais alors, à la cour, à la ville, partout ce fut une colère générale contre le favori. Les pamphlets pullulèrent3. L'envie et les jalousies envenimèrent les attaques. Tous ceux qui avaient à se plaindre du gouvernement considérèrent Luynes comme l'auteur de leurs maux4. La première comparaison qui vint sous la plume des pamphlétaires fut celle avec Concini. C'était bien la peine que le maréchal d'Ancre eut été renversé pour qu'un autre prît ainsi immédiatement sa place. En vérité, « la taverne avoit simplement changé de bouchon » b ! Et, comme à l'égard de Concini, les plaintes montaient juqu'auroi. On affichait au Louvre des placards injurieux6 ; on écrivait au jeune souverain des mémoires anonymes afin de lui dénoncer les accaparements de son favori ; on le priait de frapper comme il avait déjà frappé le maréchal d'Ancre7 : la presse, débridée, ne conservait

1. Ce billet, non daté ni signé, mais de l'écriture caractéristique de Luynes, et provenant des papiers de l'abbé de Dangeau, est conservé à la Bibl. nat., dép. des Imprimés, Recueil Cangé, t. 66 (Rés. F. 224).

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