‹ Le rio Louis XIII à vingt ansChapitre 266 sur 349 · Ibid., p. 525, lettre du 27 septembre · texte numérisé non relu

Ibid., p. 525, lettre du 27 septembre

4. Lettre de Tantucci à Richelieu, Arch. des Aff. étrang., France 771, fol. 59 v°. Cf. la dépêche de l'ambassadeur vénitien du 13 octobre 1617, Bibl. nat., ms. italien 1771, p. 435.

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« l'indignation contre Luçon croit de plus en plus '. » Imprudemment Marie de Médicis renouvela sa demande. Evidemment Richelieu la conduisait. Il avait proposé à Marie de Médicis de prendre sa propre sœur à son service, et lui avait même offert un de ses affidés comme secrétaire. La cour l'avait su : Modène avait été chargé de signifier à la reine mère que le roi s'opposait à l'acceptation de ces offres2. On surveilla. Il n'y eut plus de doute : les allées et venues entre Blois et Goussay étaient certaines, la correspondance aussi. Louis XIII n'y tint plus : le 26 octobre il ordonnait à Richelieu d'avoir à quitter sur le champ Coussay, se retirer à Luçon et n'en plus sortir sans son autorisation expresse : « Monsieur l'évèque de Luçon, lui disait-il, je vous ai ci-devant fait savoir mon intention, ensuite de laquelle je vous dirai encore que je désire, pour aucunes considérations qui importent à mon service, lesquelles je ne veux ici exprimer, que vous vous retiriez en votre évéché et vous y acheminiez au plus tôt et y demeuriez jusques à ce que vous ayez sur ce sujet autre commandement de moi, vous y contenant en la fonction de votre charge et rejetant désormais les intelligences, traités et correspondances, et les allées et venues que l'on a voulu, jusques à présent, entretenir avec vous, à quoi je vous ordonne de satisfaire3. » C'était une nouvelle disgrâce, celle-ci aggravante. Richelieu subit le coup avec une apparente impassibilité. Il répondit le 2 novembre

1. Lettre du nonce du II octobre 1017, Bentivoglio, Leltere, t. II, p. 7.

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