Ibid
4. M. de Morgues, op. cit., p. 93. Nous ignorons à quoi fait allusion le confident de Marie de Médicis.
Sa Majesté (la reine) en recevroit un jour du déplaisir '. » En désespoir de cause, Marie de Médicis « employoit toute son industrie et celle de tous ceux qui dépendoient d'elle et qui avoient quelque crédit auprès du roi -. » Elle invoquait des arguments qu'on imprimait ensuite dans des libelles afin d'agir sur l'opinion : Richelieu ne servirait que le roi, ne s'appuierait que sur lui : c'était un homme habile et prudent qui n'aurait en vue que la bonne conduite des affaires publiques et les seuls intérêts de l'Etat : il serait un autre cardinal d'Amboise3. Impatientée des irrésolutions de Louis XIII, Marie de Médicis finit par ne plus venir au Louvre et se tint enfermée au Luxembourg \ Une crise menaçait : la résistance ne pouvait pas durer.
Ce fut la Vieuville qui proposa à Louis XIII de céder; de ne céder il est vrai que dans des conditions restreintes : Richelieu assisterait seulement au Conseil des dépèches; on dirait que le cardinal de la Rochefoucauld étant tombé malade, il avait été jugé utile « de se servir de M. le cardinal de Richelieu que Sa Majesté avoit reconnu capable et très affectionné à son service » ; on répéterait que le roi avait adjoint à son Conseil, en vue seulement des grandes affaires extérieures et pour assister les autres conseillers un peu nouveaux dans le gouvernement, le cardinal, personnage de grande valeur, doué d'un esprit vif, d'une perspicacité et d'une habileté singulières, d'une expérience acquise par lui au