Voir les Lettres de N. Pasquier, 1023, in-I2, p
2. Sur la fa<;on dont le public, à ce moment, s'occupe partout de politique, voir : Avis du gros Guillaume sur les affaires de ce temps, Paris, 1019, in-12, p. 12-13; les Conférences dWntilus, Panurge et Guéridon, dans E. Fournier, Variétés hist. et lilt., t. VIII, p. 27'J.
3. C. Malingre, Troisième tome de l'histoire de notre temps, Paris, 1024, in-8", p. 140.
4. Récit du voyage de Louis XIII à Rouen en 1017, Bibl. nat., ms. fr. 20742, fol. 144 r°.
o. Bellemaure, le Portrait du roi, 1018, p. 103.
G. Libre et salutaire discours des affaires de France, Paris, 1018, p. 69.
et verres pour accourir et crier « Vive le roy1! » Un « publiciste » du temps l'appelle « notre cher et adorable monarque! » Un autre dit en 1623 : « Dieu Ta fait naître parmi les malheurs de la France pour la remettre en son ancienne splendeur. La postérité portera envie à ceux qui auront vécu sous une si légitime et innocente domination que la sienne'! » Les gens le regardant passer ont les larmes aux yeux : « Sire, lui dit à Lunel un vieillard à genoux devant lui, les enfants de Dieu furent dans la captivité soixante-dix ans ; enfin il les en délivra. Il y en a soixante que nous y sommes et Votre Majesté nous en a délivrés. Je ne me soucie plus de mourir, puisque j'ai vu mon roi3! » Sully résumant les raisons de cette popularité écrit : « Soit que l'on considère la généreuse résolution au recouvrement de sa liberté, les formes de son gouvernement, ses inclinations naturelles, ses actions domestiques : soit que l'on examine en général ses desseins, ses intentions, les causes et fondement d'icelles, leur succès et leurs suites, elles produiront des exclamations de merveilles, voire des cris d'étonnement et des vrais miracles du ciel, de nature et de forme ! 4 »