‹ Le Rire Dans la Démence PrécoceChapitre 14 sur 21 · A. LE RIRE HYSTÉRIQUE · texte numérisé non relu

A. LE RIRE HYSTÉRIQUE

Il n’est pas étonnant qu’on puisse confondre le rire dans l’hystérie avec le rire, sous certaines fermes du moins, dans la démence précoce, puisque souvent les deux maladies, au début, ont été confondues : je n'en veux pour exemple qu'un certain nombre d’observa-

tions du Traité sur l'hystérie de BriQuET qui ne sont, à coup sûr, que des observations de déments précoces.

Encore existe-t-il un début hystériforme de la démence précoce où le rire se manifeste souvent.

C'est sous sa forme de fou rire irrésistible, inextinguible, incoercible, que le rire des déments précoces peut être confondu avec le rire des hystériques : chez ceux-ci, Jamais rien qui ressemble au rire impulsion ou au rire stéréotypie. Aussi n'est-1l pas étonnant que certains auteurs, comme M. le professeur RéGis, considèrent comme spécial au début hystériforme ce fou rire des déments précoces ou que d’autres, comme MM. SEcras et CHaszin, prétendent que le rire qui survient au début chez des malades, chez qui l'évoluüon de la maladie permet d'affirmer la démence, comme le cas de HeckER que nous publions au début de cette étude, n'est qu’un rire hystérique.

Mais, en réalité, ces deux sortes de rire se ressemblent beaucoup.

Toutefois, dans la démence précoce, l'indifférence émotionnelle est de règle, jamais le fou rire n’est la traduction d’un sentiment de gaité. Il est pathologique, non seulement dans son expression désordonnée, mais encore par toute absence de cause. Il prend, dès le début de la maladie, le caractère d’une impulsion, il n'esl presque jamais accompagné de phénomènes convulsifs.

Dans l’hystérie, ce même rire peut être, en somme, un rire logique, comme dans ce cas cité par Pierre Janer et RaymoxD où la malade souffrait depuis plus de

quatre mois d'un rire perpétuel accompagné d’une

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