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gaité continue : tout ce qui l’entourait lui semblait ridicule et elle donnait libre cours à son humeur Joyeuse. Ce rire avait évidemment une cause, et n'était anormal que par sa persistance : il cessait pendant le sommeilet diminuait rarement à l’état de veille.
Les auteurs qui se sont occupés du rire hystérique lui donnent des interprétations diverses.
Pour les uns, comme Dreserixe, l’accès de rire hystérique serait un épiphénomène des attaques convulsives et, par là même, secondaire :
1° Ce paroxysme du rire peut se produire immédia tement avant une attaque convulsive sous forme d'aura. Il ne fait pas partie de la crise ;
2° Il peut jaillir simultanément avec les convulsions, les malades riant à gorge déployée tandis que leur corps s'agite désespérément ;
3° Il peut enfin survenir à la fin de l'attaque convulsive générale comme un symptôme de résolution.
Dans de tels cas, le rire des hystériques est facile à différencier de celui des déments précoces, les attaques convulsives n’existant pour ainsi dire pas chez ces derniers. Mais il est d’autres auteurs, comme GnAsser, qui distinguent deux classes de convulsions hystériques, générales ou partielles et, pour eux, le rire hystérique ne serait qu'une crise convulsive d'ordre partiel, indépendamment des attaques convulsives générales.
Ici, si l'on s’en tenait au rire même, une distinction serait bien difficile à établir, puisque nous retrouvons le même mode d’expression et la même absence de cause dans cette expression.