XVIII, 1) (|\\(| ^ «Autre chapitre
d’adorer Amon ».
Paroles à dire : « Salut à toi, Amon-Rà, forme divine née la première fois, maître de l’éternité, Unicpie’^ qui enfantes les dieux, enfantes les hommes, enfantes les clioses, maître de la vie, tu apparais unique, seul dans le Xonn, pardevant ton père la Terre (Seb) et ta mère Nouït (le Ciel), tu es comme Horus qui éclaire les deux terres de ses deux
1 . Voir le développement de cette idée au Pap. de iîc/4/n (Pierret, I, [>.7).
2. Amoii-Râ est identifié au dieu qui a apparu le premier au moment de la « première fois »; à ce moment, il était l'isolé, TUniqua. .-\u Papyrus de Botilaq, une des épithètes du dieu est 1’ « Unique en soi, comme parmi les dieu.x », et 1’ « Unique (comme) roi, comme painni les dieux » (Grébaut, p. 96). — 'Smir aussi p. 16 : « imago unique, créateur de tout
ce qui existe. Unique seul, créateur des existences » ( ), et p. 22 : « L’Unique seul, sans second » (
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134 ANNALES DU MUSÉE GUIMET
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yeux; ce n’est pas le disque solaire qui se manifeste aux habitants du ciel, mais c’est ta tête qui parvient au ciel dans ta forme de dieu qui lève les deux plumes et qui sort de l’eau’ sa (couronne) de lapis-lazuli. Tourne en ce tien nom de « kliesrou » (destructeur) des méchants, et détruis tous les artisans (écrivains) de mal pour le compte du Pharaon; de même (j[ue tu as envoyé ceux-ci pour ce qu’ils font, tu as délivré d’eux celui-ci (le Pharaon).
» C’est lui qui réunit la couronne abed avec la couronne niait; il connaît tes beaux noms, ceux que tu as faits quand tu étais rUnique dans le Noun, en ce tien nom de « créateur dont le cœur n’est point las" ». Tous les dieux se réjouissent et ils adorent leur seigneur, cet Unique qui se cache {amen)
1. On dit aussi du soleil, dans le chap. xv du Todtenbuch, 1. 10 :
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« tu
as été fait seul, yuaiid ta naissance advint sur le Noun » (cf. Lefébure, Iljlinnps au soleil, p. 38).
2. Épithète opposée à celle d’Osiris, dieu des morts, celui « dont le
cueur est las, ne bat plus »,
RITUEL DU CULTE DIVIN EN ÉGYPTE
plus (|uc ses créations, qui a régi cette terre quand il est sorti de l’eau, qui a enveloppé dans le fen le néant (le mal?) et qui l’a éloigné en ce sien nom de Gqf. Ah! tu ne donnes pas le Pharaon à cet ennemi qui est au-devant de. . . , ni aux roux', ni aux'enfants de Sit, ni. . ., ni aux fils des révoltés. Tu le protèges, car c’est toi le protecteur; tu le défends, car c’est toi le défenseur, c'est toi le créateur des dieux, tu formes sa face divine en vie et en force, pour qu’il ne meure point dans l’éternité ni jamais. »