Le soleil s’anéantit à l’horizon du soir
132 ANNALES DU MUSÉE GUIMET
grand de bravoure, quand il domine parmi les dieux. Toi qui élèves le bras, pour qui les deux plumes scintillent' ; tu as réuni la couronne medeh à la couronne àfnit, tu donnes tes deux bras où se posent les dieux. Toum, puissant à la double époque, Amon, dont le nom est caché {amen) plus que ses naissances % chef qui rayonne de ses deux yeux’, grande forme élevée sur son trône, vie des dieux du double horizon, cette eau (le Noun) se manifeste sous lui, sortant au dehors de l’intérieur de son œuf. Il est le fils aîné’ pour ceux qui sont dans le Douait, (il est) Râ le chef pour les vivants, il ouvre la bouche bellement à ceux qui sont au
jT I 1, détenuiné par >(: ou
2. Cf. Grébaut, p. M; Pierret, I, p. 10. Sur la double époque, voir
comme une orthographe fautive de « lampe », « étoile ».
chap. XXII, p. 97.
.9. Cf. Pierret, I, p. 6 : « Ton œil droit le disque .solaire, ton œil gauche la lune, sont tes formes»; Grébaut, p. 15: «Tu lances tes rayons, te levant avec tes deux beaux yeux. »
4. Au chap. Lxxxv du Todlcnbach, le défunt se compare au soleil, « l’aîné (santsoii) des dieux, l’âme qui a créé le Xoitn, dont on ne connaît pas le nid, dont l’œuf {souhit) n’est pas brisé ».
5. Le fils aîné (samsoii) est chargé du culte familial : en cette qualité, Amon rend le culte osirien aux autres dieux et leur fait Vàp ro. Le défunt osirien prend aussi le titre de fils aine (cf. n. 4) et de fils chéri (pyr. de Pèpi 1. 320) vis-à-vis des dieux.
RITUEL DU CULTE DIVIN EN ÉGYPTE
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