L’expression a déjà paru au chap. xix, p.69. Le mot ^ J
trine » désigne aussi en général le corps du mort ou du dieu osirien, par opposition à l’âme (Budge, The book o fDcad, p. 211, 1. 8-9, p. 213, 1. 16). Le grand épervier qui met en fête le corps, c’est le soleil levant qui baigne de ses rayons le corps d’Osiris pour lui rendre son âme (cf. chap. xxn) : ainsi s’expriment les hymnes au soleil (Budge, loc. cit.,
soleil s’éveille au matin (ibid., p.
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), en spécifiant parfois le moment où le
). On trouve la
même idée dans les hymnes à Rà, conservés sur les ostraca du musée de
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« tu te lèves sur le corps de Sokaris.
tu le fais vivre à nouveau »
(Ad. Erman, Zeitschrift, XXXVIII, p. 29). Voir aussi les Litanies de Sokaris (éd. Budge, p. 57). La figure qui pourrait illustrer ces textes est celle du chap. cliv du Todtenbach, où le disque solaire baigne de ses rayons le corps du mort « pour que celui -ci ne se décompose point ». Cf. aussi Lepsius, Denkm., IV, 29, où l’on voit « l’âme d'Amon-Râ qui se pose sur son corps (Osiris) dans le temple Mesekt ».
2. Le soleil du soir est un vieillard qui renaît enfant au matin; la nuit est donc une grossesse préparatoire à l’accouchement de l’aube.
RITUEL DU CULTE DIVIN EN ÉGYPTE 137
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