Pyr. de Pépi
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
des offrandes », s’assied, sceptre en main, sur son trône de fer, émet les paroles pour lui-même et tous les dieux i tandis que ceux-ci viennent à lui,
le dos courbé et présentant l’offrande. De
même, quand l’uræus vivante de Rà a allaité le défunt, « alors le ciel parle, la terre tremble, les dieux d’Onou tressaillent à la voix, on présente l’offrande sur les deux mains du défunt' »; désormais, les dieux du ciel et de la terre accueillent le défunt « venu tel qu’un fils de son père pour prendre l’offrande », son héritage.
Le défunt (ou le dieu osirien) ne se contente pas d’entendre la voix du ciel et de jouir de ce qu’elle crée; il en dispose lui-même, et sa voix, à lui aussi, sort au ciel comme la foudre. « Quand Pépi sort au ciel, voici que le ciel rugit pour lui, la terre tremble pour lui, car il a brandi l’orage, il a rugi comme Sit. . .’ », alors il est roi, il est dieu; alors il crée par le verbe, il « dit ce qui est et fait exister ce qui