‹ Le rituel du culte divin journalier en Egypte d'après les papyrus de Berlin et les textes du temple de Séti Ier à AbydosChapitre 119 sur 214 · Pyr. de Pèpi I · texte numérisé non relu

Pyr. de Pèpi I

6. Dans la mythologie de tous les peuples, la foudre joue un rôle à la fois destructeur et fécondant. Cf. article Fulnien (G. Fougères) dans le Dictionnaire des Antiquités (ji'ccques et romaines.

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

simulacres de pains, des briques, des sceptres d’une substance appelée tehen , verre ou cristal, qui étaient

cassés et enterrés dans la tombe. Lefébure a montré qu’avec ces briques et ces sceptres on frappait les impies et particulièrement Sit, et il ajoute : « Le mot tehen, si souvent déterminé par le ciel orageux

'.trff ou ). désignerait encore la foudre qui produit le verre des fulgurites et dont Téclair brille comme le cristal; il est, en conséquence, fort possible que le tehen, avec lequel Shou punissait le monde et l’impie, ou qui tombait en briques sur la tête de Typhon, ait été parfois quelque chose comme le tonnerre avec lequel Zeus châtiait les méchants’. » Notons enfin qu’une des offrandes données aux dieux et aux morts, le laitage seserit, parfois déterminé par un sceptre

où la hampe est zigzaguée en forme d’éclair*. On sait que le lait des déesses, servi sur la table des dieux et des morts, est comparé à la flamme solaire* ; peut-être faut-il voir dans zeserit une offrande créée par la « voix du ciel », comme le tehen. En tout cas, le sceptre-éclair zeser\ comme le sceptrefoudre tehen, était aux mains des dieux et des morts osiriens.

De tous ces textes, il ressort que le mort et le dieu osiriens possèdent, après l’ouverture de la bouche et l’apport de l’œil d’Horus ou de Mâït, une puissance spéciale qui consiste à émettre des paroles créatrices. « On t’a donné, disent les formules funéraires au défunt, tes yeux pour voir, tes oreilles pour entendre, ce que dit ta bouche comme paroles L . . —

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