Tylor, Toinb ofPaheri, pl. IX
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RITUEL DU CULTE DIVIN EN ÉGYPTE
Tii bouche est ouverte, dit-on à Amon, et ta parole est en elle'. » Nous savons maintenant l’importance de cette possession de la paro e : grâce à elle, le dieu ou le mort émet des sons articulés (|| 1), qui font apparaître les offrandes ou, comme la foudre, font trembler le ciel et la terre, et forcent les dieux et les hommes à venir courbés par-devant le trône, d’où l’être osirien commande à la création avec tous les pouvoirs d’un démiurge.
Y a-t-il un rapport entre cette possession de la voix créatrice et la qualité de mà khrùou^ D’après le résumé, présenté plus haut, des chapitres de « sortir en | », nous savons que le défunt mâ khrôou possède les pouvoirs royaux, émet des paroles (||j)) triomphe de ses adversaires et bénéficie de sa nourriture. Or, cette nourriture « sort à la voix » {khrôou) : aussi dit-on des dieux que « leurs pains c’est le mâ khrôou; ce qu’on leur offre sur terre, c’est leur mâ khrôou' ». D’autre part, cette création de khrôou est donnée au dieu à ce moment et sous la forme de mâïl : « ton mâ khrôou, ce sont tes mâït (ou tes offrandes) que Thot fait monter près de toi, pour que tu t’unisses à elles’. » Il y a donc relation certaine entre mâït et la qualité de mci khrôou : aussi pourrons-nous attribuer au terme mâ, de l’expression composée le sens que nous avons reconnu s’appliquer le mieux
dans une
variante,
Recueil, XIII, p. 175).
Cf. Todtenbiicli,
chap. XXII, I. 1.