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(Cf. Rituels d’Abydos, 32® tableau).
RITUEL DU CULTE DIVIN EN ÉGYPTE
Paroles à dire, en tournant derrière (la statue) par quatre fois : « Purifié, purifié est Amon-Rà, seigneur de Karnak.
SANCTUAIRE ^ PARQ NORD
Le roi fait au dieu la double offrande : 1* de Mâif, 2® de l'encens, 3® de l'œil J'Horus, (Rochenionteix-Chassinat, Edfou, I, pl. XIII b.)
Je te lance l’eau qui est dans (les vases), l’œil d’Horus rouge {dosherit); ton œil t’est offert, tes os te sont offerts, et ta tête est établie sur tes os par-devant Seb. Thot l’a purifiée de ce qui ne doit pas t’appartenir. Thot, il donne l’œil d’Horus
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à lui (Amon). Purifié, purifié est Amon-Rà, seigneur de Karnak. — (Dire) (piatre fois. »
Les purifications avec les vases ncinsilou et dosheritoii comptaient parmi les rites les plus usuels de la religion égyptienne. Les vases sont au nombre de quatre pour clKupie catégorie, ce (jui correspond aux (juatre points de l’horizon, aux quatre régions divines de l’univers; il y a deux catégories de vases, ce qui correspond à la division binaire du monde et du temple.
Il y a aussi pour les purifications par l’eau deux formules typiques. L’une allirme ((ue les purifications reçues par le dieu ou le mort osirien sont celles que les dieux des quatre parties du monde reçoivent eux-mêmes et transmettent à Usiris : nous trouvons ces paroles plus loin aux chap. lx-lxiii consacrés à de nouvelles purifications; le rituel du culte funéraire les applique à la présentation des vases nemsitou et dosheritou. L’autre formule est celle donnée ici ; elle n’invoque les dieux des (juatre parties du monde que par le rite de la quadruple présentation des vases; elle réserve la plus grande partie de son texte à l’idée de la reconstitution du cadavre osirien.
Ces deux formules correspondent à deux intentions différentes. Le texte des rifuels funéraires se propose surtout d’assurer la propreté matérielle et la pureté morale du dieu ou du défunt : notre chapitre y fait une allusion en disant que l’eau détache du dieu « ce qui ne doit plus lui appartenir ». Cette phrase apparaît aussi dans la formule funéraire ; nous l’avons citée déjà (p. 36, n. 1 ; p. 57; p. 76, n. 1), nous la retrouverons aux chap. xlvi et xlvii. Il convient de la rapprocher, en outre des textes funéraires réunis par Schiaparelli', de passages analogues du « Livre des respirations » :
1. Schiaparelli, Il libro ilci fanerait, I, p. 30-35, avant l’ouverture de la bouche, et 11, p. 128-130, avant le repas funéraire. La formule des vases dosheritou, qui est la plus complète, se traduit ainsi : « L’onu' toui'ue quatre fois deridère (la statue du mort) avec quatre vases d’eau
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« 0 Osiris N., tu es purifié. Ton cœur est pur, ta partie antérieure a été purifiée, ta partie postérieure a été nettoyée, ton intérieur (a été rempli) de bed et de natron; il n’y a pas un membre on toi qui (soit souillé) de péché: Osiris N. a été jmrifié par les oblations des champs des offrandes’ ...» Ainsi la statue divine, comme la statue humaine, est, avant la célébration des rites, l’image d’un corps physiquement et moralement impur, que les ablutions et les fumigations lavent de toute souillure.
Le texte du rituel divin se propose surtout de donner, avec l’eau, l’œil d’Horus au dieu : le résultat en est que la tête et les os de l’être purifié lui sont rendus dans leur intégrité. Le rituel funéraire mentionne aussi cette intention, mais avec la seule phrase : a tu as pris ta tête, on t’a offert tes os par-devant Seb. » Nous savons déjà à quelles idées font allusion ces formules (cf. chap. xx, p. 73-75) : ici comme ailleurs, le dieu ou le défunt sont censés recouvrer au complet leurs corps, que Sit avait démembré, comme il avait fait de celui d’Osiris. Ainsi les variantes des deux rédactions s’expliquent par la part plus ou moins prépondérante (pi’on donne à l’une ou à l’autre idée. Notons aussi le rôle de l’alli-
dosheritou. — Vases, 4. — « Tes puriücatious sont les purifications d’Horus, tes purifications sont les purifications de Sit, tes purifications sont les purifications de Tliot, tes purifications sont les purifications de Sopou. Dire quatre fois : Je te lance (l'eau) qui est en eu.\, les deux yeux d’IIorus rouges [doshcritun). Thot l’a purifié de ce qui ne doit pas rester en lui. » La formule des vases nenisUou donne la phrase : « Tu as pris ta tête, tes os te sont offerts par-devant Seb. » Voir aussi les textes des Pyramides cités p. 74, n. 1, p. 75, n. 3.
1. J. de Ilorrack, Le licre des respirations, p. 5-G et pl. I, 1. 9 :
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tération dans les deux formules ; ici on mentionne les « purifications » di-i dieu; là, on appelle ^ âb
le « présent » de son corps reconstitué.
La place occupée dans les rituels par ces chapitres des ablutions, par les vases nenisitoa et dosberitou, est assez variable. Aux tableaux d’Abydos, les purifications par les quatre vases se font à la fin des cérémonies; ici, on les trouve au début de la toilette du dieu ; dans les rituels funéraires elles précèdent l’ouverture de la bouche, mais on les répète avant de servir le repas sacré. La place logique de ces ablutions semble être au début des cérémonies, puisqu’elles concourent à la reconstitution du corps divin qui doit précéder tous autres rites : aussi dans les temples voit-on parfois les vases présentés au dieu dès le début du service sacré’.
rifications avec la résine ».
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1. Mariette, Dendcrah, salle U, II, 38. Le roi fait l’ouverture de la boueheà Sokar-Osiris. Derrière lui un prêtre porte quatre vases nemsitoii; légende adressée au dieu : « Ta Majesté se lave avec les quatre vases. » — Derrière, un prêtre porteur de quatre vases ffi doslieriiou ; légende : « Le SotnioH lave son père avec quatre vases doshoritoii » et « tout double divin se lave avec les quatre vases doshcritou ». — De même dans la crypte n” 5, le roi présente à Hathor les deux séries de vases (Dendcrah, III, 51, 1. et m.); la formule des vases ncmsitoii dit : « Je te lance les quatre vases d’eau neinsitou pour laver ton corps, pour parfumer ta tête; ils lavent tes os, ils te lavent par ce qui sort d’eux; purifiée, purifiée est Ilathor. » Dans la plupart des cas, la légende des scènes trouvées dans les temples se réduit à l'indication : « Tourner quatre fois avec les quatre vases » et « purifié, purifié » est tel dieu. Voir Lepsius, Dcnkm., III, 7, 17, 19, 22, 23, 29 b, 66 c, 67, etc.; Abydos, 1, app. B, 5* tableau, et les tableaux gravés sur l’obélisque d’Hàtshopsitou (pl. II) et dans le sanctuaire d’Edfou fpl. III).
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(Cf. Rituels d’Abydos, 32® tableau)
Paroles à dire : « Purifié, purifié est Amon-Rà, seigneur de Karnak, Amon-Rà, Kàmoutef, clief de sa grande place. Je te lance l’œil d’IIorus, pour que vienne son parfum vers
toi. Purifié, purifié est Amon-Râ, seigneur de Karnak. (Dire) quatre fois. »
La formule est ici réduite à une invocation au dieu et à une définition de l’offrande'. Dans le rituel funéraire, la présentation des vases est suivie aussi d’une purification par la résine; mais celle-ci s’accompagne d’une formule beaucoup plus détaillée, que nous retrouverons fidèlement reproduite, pour le culte divin, aux chap. lix et lxiii de notre papyrus.
J’ai dit que les chap. xlvi, xlvii et xlviii ne présentaient point entre eux la rubrique de séparation habituelle. Dans les rituels d’Abydos, les chap. xlvi, xlvii et xlviii sont
1. La formule, soit sous cette forme abrégée, soit plus développée, est souvent gravée dans les temples. Cf. Abijdos, I, pl. 23; Lepsius, Dcnkm., III, 189 b (Ipsamboul); Mariette, Dendcvah, II, 56, 57, 59, etc.
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aussi condensés en un seul ' , qui forme le 32® tableau, avec le titre : « Faire les purifications avec le vase d’eau fraîche et les quatre grains d’encens. » Le début de la formule rappelle celui des cliap. xlvi et xlvii : « On te lance l’œil d’Horus pour que te lave l’eau qui est en lui. Paroles à dire quatre fois : Purifié, purifié est Amon-Râu » Le reste de la formule se retrouve, comme les textes funéraires correspondants, aux cliap . Lix, lxi et lxiii de notre papyrus.