C. Habillage de la statue divine (Chap. xlix-liii
Les ablutions faites, le prêtre procédait à l’habillage de la statue divine, à l’aide de pièces d’étoffe ou bandelettes : leur présentation s’accompagne de formules qui constituent les chap. xlix à lui de notre papyrus. Ce qui caractérise cette partie de notre rituel, c’est sa parfaite ressemblance avec les textes d’Abydos, d’une part, et avec les textes du rituel funéraire, d’autre part. M. Schiaparelli, dans son édition du Libro deij'unerali (II, p. 15-36), a reproduit le rituel divin d’Abydos en transcription courante, sous les prières destinées aux morts, comme un des éléments constitutifs de son édition des textes funéraires : la transcription du papyrus d’Amon y peut figurer au même titre et n’apporte pas de variante appréciable. La comparaison des rituels des cultes divin et funéraire se fait donc ici d’une façon en quelque sorte mécanique et sans nécessiter de commentaire.
1. On trouve aussi très fréquemment une présentation simultanée de l’eau et de la résine dans les tableaux des temples, avec le titre :
« Faire la fumigation et la libation ». Par exemple, Abr/dos, I,
pl. 21; Lepsius, Denkm., III, 124, 147, 180, 188, 212, etc.