‹ Le rituel du culte divin journalier en Egypte d'après les papyrus de Berlin et les textes du temple de Séti Ier à AbydosChapitre 141 sur 214 · A/iydo.v, var. : n m ; Harniakhisajoute ; y · texte numérisé non relu

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RITUEL DU CULTE DIVIN EN ÉGYPTE

Paroles à dire : « Amon-Râ, seigneur de Karnak, prend son bandeau, avec la bandelette Admàït sur les deux l)ras de Taït, pour ses chairs; le dieu se rcunit (d/iu'i) au dieu, le dieu enveloppe le dieu en ce sien nom de àdmùt. Celui qui lave sa sécrétion, c’est llapi (le Nil); ce qui éclaire sa tête, c’est la lumière de la bandelette. Isis la tissée, Nephthys l’a filée; elles font briller la bandelette pour Amon-Râ, seigneur de Karnak; Amon-Râ, seigneur de Karnak, réalise la voix contre ses adversaires. (Dire) quatre fois. »

La bandelette est assimilée, comme d’habitude, à une divinité, Taït, la déesse « bandelette »; en cette qualité, elle a nn corps divin, dont elle embrasse le corps du dieu qu’elle enveloppe.

Le dieu se -confond avec elle, et s'unit â lui-même en s’enveloppant de la bandelette. Les déesses Isis et Nephthys l’ont créée et fabricpiée :

c’est ainsi qu’elle a acijuis les vertus nécessaires pour resplendir sur la statue d’Amon. On retrouve au rituel de rembaumemont une partie de notre chapitre'; c’est là (pie h's rituels (h^s (‘ultes divin

Le roi met au dieu la grande bandelette. {Abydofi, I, p. -14, 11« tableau.)

1. Maspero, .s/(/- iiiirlijiirs papi/riis du Loiirrr, p. 3.ô, n. 1 :

dévide tes fils, Neplitliys lisse tes tissus, Hetcp file tes bandelettes, Horiis éclaire tes vêtements» (c’est-à-dire les consacre par la flamme).— Ainsi ([lie M. Maspero l’a montré, les trois termes sus/teni, incsiU, scklût, correspondent aux opérations du tissage des vêtements funéraires telles cpi’elles sont représentées aux tombeaux de Béni Hasan (Newberry, T, pl. 29), avec les indications technicpies sit, niesn, soldiit, au-dessus des femmes qui dévident, lissent, tissent les fils des étoffes. Ces femmes, les Hiluels les identifient à Bis et Nephthys, qui ont tissé le suaire

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

et funéraire ont puisé ces textes relatifs à l’habillage de la statue de l’homme ou du dieu défunt. On voit qu’Amon prend sa bandelette sur les mains de la déesse Taït, la déesse-bandelette, qui assure la protection magique; des dieux et des moids osiriens par l’étreinte de ses bras au tombeau de Rekhmarâ se trouve une phrase analogue : « les bandelettes sont sur les deux mains de Tait, en sa qualité de régente qui lance le fluide de vie »

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Même allusion dans un passage du Conte

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de Sinouhit : « on t’a donné, la nuit (de l’embaumement), des

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huiles et des bandelettes des deux mains de Taït » (

La statue du dieu est donc traitée, ici comme

ailleurs, en momie humaine qui reçoit les rites osiriens h Les rituels d’Abydos donnent encore la présentation d’une bandelette nemes, de colliers, de sceptres et d’une couronne : on trouvera les textes à l’Appendice.

D. Onctions de fards et d’huiles (Chap. liv-lvii)

La toilette de la statue du dieu était complétée par des onctions faites avec des fards et des huiles parfumées. Ici encore, les textes du culte divin et du culte funéraire se superposent exactement et constituent un rituel commun (cf. Schiaparelli, Libro deifunerali, II, p. 42-69).

d’Osiris. Sur l’habillage des statues divines et humaines et les pièces de leur garde-robe, voir les articles de G. Foucart, Renie de V Histoire des Religions, 1901-1902.

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