Ab/jdos, var
■VHO I
« faire les
purifications avec les grains (de natron) du Sud et d’El-Kab ». Cf. le titre du chapitre précédent au rituel de Moût. Les textes d’Abydos remplacent la formule du veau de lait par celle déjà utilisée : « tu es établi
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
tions avec les grains de natron du Sud et d’El-Kab » ; les textes funéraires’ fournissent un texte analogue, mais attribué au natron du Nord : on voit que là encore il y avait, dans l’usage des formules, des confusions que l’on estimait négligeables. Notons la comparaison de la bouche du dieu et du mort avec celle d’un veau de lait au jour de sa naissance : pour que les statues divines et humaines subissent avec efficacité les rites de \’àp ro, il importait qu’elles fussent pures, et la naïve formule nous dit le résultat atteint par les fumigations et les ablutions. Dümichen avait déjà signalé dans un texte d’Edfou* cette comparaison appliquée à un dieu (qui est le roi divinisé au Pa douait). Le veau de lait n’est autre ici que le soleil levant, né de la vache Hâthor, auquel le dieu, le mort ou le roi sont identifiés.