Rituel de Moût
(I faire rencensement ».
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Paroles à dire : « (Ces) purifications, ce sont les purifications pour Amon-Râ, seigneur de Karnak, pour Amon-Râ Kâmoutef, le chef de sa grande place. . . Sa ^lajesté (t’)a purifié, (mettant) vie, stabilité, force, santé et toute joie vis-à-vis de toi, (lui) le roi du Sud et du Nord, le pharaon, chef de tous les vivants à jamais.
» (Voilà) les ofi'randes c^ui ont été faites par-devant Amon. Paroles à dire : « Ces choses, vraies et pures, sont établies pour (Amon-Rà, seigneur de Karnak), cjui aime les (résines) ’ . Prends les offrandes divines ... et tes provisions (ou tes doubles?) en paix. »
' Le service sacré finit, comme il a commencé, par unepuri- I fication au moyen de l’encensoir allumé’. Aux rituels d’Aby- I dos, le dernier tableau (36®) est aussi un chapitre de la résine [ sur le feu; le texte reproduit très brièvement les formules j du chap. LX de notre papyrus.
* La dernière partie du chapitre mentionne la présence des . offrandes ( « les réalisations » ) devant le dieu : le roi-prêtre
, 1. Cette expression a déjà paru au chap. xxxvi, p. 119; d’après ce
i passage, je crois pouvoir compléter le texte ici.
2. Les exemples de purifications générales par l’eau, l’encens, le na- 1 tron, sont très fréquents dans les tableaux des temples. Aussi renverraif je seulement aux planches II et III.
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
laissait sans doute devant la statue divine quelques provisions’ : le dieu les « prenait », suivant la formule habituelle (cf. p. 119), daiis la fumée des encensements.
Les derniers mots semblent formuler un souhait de repos : au rituel funéraire, le prêtre adresse, avant de sortir, des souhaits analogues à la statue du défunt osirien, établie en son naos*.
Les textes de Berlin et d’Abydos s’arrêtent ici, sans nous donner de détails sur la sortie du roi-prêtre hors du sanctuaire. Nous savons cependant que les précautions à prendre pour ne pas effrayer le dieu n’étaient pas moins minutieuses à la sortie du sanctuaire qu’à l’entrée. De même que le roiprêtre rompait au début la terre sigillaire et le lien qui retenaient les verrous des portes du naos, de même à la fin du service sacré il apposait de la terre sigillaire et scellait luimême les portes de la maison divine’. Nul, hormis le roi et ses délégués directs, ne pouvait pénétrer au sanctuaire ni ouvrir les portes du naos pour voir le dieu : de là les formalités du départ qui devaient assurer la sécurité absolue de la statue divine.
1. Le rituel de Moût ajoutait encore un dernier chapitre de rédaction différente; il n’en reste plus que quelques mots, où l'on remarque
provisions » ; le sens du chapitre était probablement le même que celui du rituel d'Amon.
2. Seliiaparelli, Libro dci fitncrali, II, p. 222 : « on fait entrer le dieu dans son temple, il repose dans son naos après que ses purifications ont
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été faites»
auparavant (p. 213), on mentionne «qu’on amène la porte du naos sur
le dieu 1 © 1 | ^ Voir les vignettes de Dümichen,
Dcr Grabpalast des Putuamenap, II, pl. XIII; au-dessus du mort, dans , .g
le naos, il y a
« reposer dans le naos ».
3. Voir le te.xte de la stèle de Piankhi, cité plus loin, p. 216.