Hubert-Mauss, Du sacrifice, p
RITUEL DU CULTE DIVIN EN ÉGYPTE
des formules étaient constitués dès les premières dynasties. Nous avons pu comparer la plupart des textes du rituel divin aux plus anciens textes connus du rituel funéraire, ceux gravés dans les pyramides de la VI® dynastie : les premiers existaient dès cette époque au même titre que les seconds; nul doute que, si nous avions retrouvé en Égypte des temples de l’Ancien Empire, leurs tableaux et leurs inscriptions ne nous aient donné les archétypes des textes et des tableaux d’Abydos. Cette hypothèse se réalise d’ailleurs pour certaines scènes du rituel divin : les monuments des rois préhistoriques d’Abydos et d’Hiéraconpolis’ nous donnent déjà les tableaux des rites osiriens de la fête Sed et des scènes de fondation des temples, qu’on retrouvera par la suite, sans changement appréciable, gravés dans les temples jusqu’à l’épocjue romaine. Cette antiquité démesurée et cette permanence extraordinaire ajoutent encore à l’intérêt que peut avoir le Rituel du culte divin en Égypte pour l’histoire générale de l’humanité.
1. Quibell, Hierahonpolis, I, pl. XXVI, B et C; Fl. Petrie, The l'oj/al toinbs of the T' Di/nastrj, I, pl. XV. Cf. les tableaux des fêtes Sed au temple d’Abousir (V' dynastie. — Zeitschrift, XXXVII. p. 1, et XXXVIII, p. 94).