‹ Le rituel du culte divin journalier en Egypte d'après les papyrus de Berlin et les textes du temple de Séti Ier à AbydosChapitre 180 sur 214 · CXC · texte numérisé non relu

CXC

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(Cf. Schiaparelli, Lrbro deifune-

rali, II, p. 87-96).

« Purifications et encensements à la grande magicienne, à Ouazit, maîtresse de la double grande demeure, résidant dans la chambre de la flamme, à Sokliit, à Nesrit, à Ouzaït de Depepiti, à Ouniti, à Menhit, à Rouït-Shesit, à Hâtiour, <à Resenit, à Mehenit, maîtresse de Seshenit, maîtresse de Khabesit et de Hotephimit, à Taït, qui est invoquée en vie près de son père; tes purifications (sont) les purifications de (la couronne) Masit; unie à Masit, illuminez le ciel ; tes purifications (sont) les purifications de (la couronne) Khabitout; unie à Khabitout, illuminez le ciel'. (Ce sont) tes purifications, Horus, tes encensements,

Thot (var. Sit), vos purifications, dieux mâles, vos encensements, vous, déesses ; '''' lancez votre fluide sur la grande magicienne, Sokliit {bis), Nesrit {bis), Hotpi {bis). Tout dieu et toute déesse te font offrande; leurs mains sont pleines de ce que tu aimes; dispose ta face bellement pour le fils du soleil Séti meri-n-Phtah, bellement en ce jour. »

Au Livre d.e s funérailles, ce texte est introduit après la toilette du défunt divinisé, avant l’invocation aux dieux parèdres qui doivent partager son repas. Dans le temple d’Abydos, il sert de salut, adressé par le roi au dieu, dès

1 . Sur le sens de masit et khahitoiit, pièces des couronnes divines, voir le commentaire de Schiaparelli, II, p. 91, n. 1. Le passage est fort obscur et la traduction incertaine; je rends dem par « unir », à cause de

la variante

d’un des textes funéraires.

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

que les portes du naos ont été ouvertes. L’uræus est la couronne qui ceint la tête de la statue et qui l’a embrassée pour lui rendre son âme perdue (cf. p. 94). On l’invoque ici sous plusieurs de ses noms locaux, et les formules nous avertissent que l’uræus, comme tous les instruments du culte, a été divinisée par les purifications osiriennes (cf. p. 16, 100 et 168) que les dieux lui ont prodiguées; le fluide de vie et les offrandes lui ont été communiqués; aussi l’uræus pourra-t-elle, à son tour, en faire bénéficier le dieu ou le mort dont elle a la garde.

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28^ tableau (p. 67, Horus) ' : 1 <=> ^ ® « Adorer

la déesse par quatre fois ».

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