‹ Le rituel du culte divin journalier en Egypte d'après les papyrus de Berlin et les textes du temple de Séti Ier à AbydosChapitre 20 sur 214 · AA · texte numérisé non relu

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RITUEL DU CULTE DIVIN EN ÉGYPTE

Et Râ dit : « Je donne Nekhen à Honis comme siège de ses deux bras : que l’on ouvre la face à ses deux mains (var. : à ses deux yeux) dans Nekhen. »

Ces traditions nous semblent donner le commentaire approprié « à la pêche des viscères d’Osiris dans le Qobhou ». On voit que le culte funéraire nous a conservé plus complet le rite auquel le culte divin fait seulement allusion. Au tombeau de Rekhmarâ (XVIII® dynastie), publié par M. Virey, on peut retrouver, avec figures à l’appui, ce qui n’est ici qu’indiqué. Au début des cérémonies funéraires, une barque, montée de deux hommes, était lancée sur un bassin où l’on pêchait bientôt le cœur et la cuisse antérieure d’une des bêtes du sacrifice; en l’animal s’incarnait Sit-Typhon’, qui précisément avait dévoré « le cœur et le bras » d’Osiris. La barque se dirigeait alors vers le rivage où était dressé le naos de la momie, et l’un des hommes apportait le cœur et le bras reconquis, c’est-à-dire l’âme du défunt : la légende, gravée au-dessus, commente ainsi la scène :

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'O' ^ « trouver la cuisse et le cœur au bassin

de pêche* ». Ce que l’on fera de la cuisse et du cœur.

1. 4-.5 ; pour les variantes, voir Lefébure, p. 36). Sur l'analogie du bras, symbole d’action, et de l’œil d’Horus, agent de la création universelle, voir Lefébure, p. 67 sqq. Le bras, comme l’œil d’Horus, était dévoré par le crocodile ou les poissons (p. 68-69). On sait qu’un poisson, l’oxyrbynque, avait dévoré le phallus d’Osiris {De Iside et Osirido, xviii; Lefébure, p. 72), et que les compagnons de Sit prenaient la forme de poissons {Pap. Salllci-).

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