‹ Le rituel du culte divin journalier en Egypte d'après les papyrus de Berlin et les textes du temple de Séti Ier à AbydosChapitre 19 sur 214 · Brug.sch, tUo/‘L, Suppl., p. 169 la chasse au filet · texte numérisé non relu

Brug.sch, tUo/‘L, Suppl., p. 169 la chasse au filet

2. Hitud.H d'Abr/dos, 28' tabl. La déesse Nibil-holpou « retire les cœurs

des dieux du cycle »,

3. Lefébure, Lu inrjtlie osirieu, p. 60 sqç., montre comment l'idée que le soleil naît chaque jour de l’océan céleste le Xotin. pour y retomber chaque soir, a amené les symboles d’Horus (le soleil jeune) naissant dans les marais et apparaissant sur un lotus. La flamme divine d’Amon, d’après un texte du Licrc des Morts (chap. clxiii, 1. 4-.5), « est un brasier au milieu de la mer». Voir dans Lefébure l’indication de symboles analogues dans les mythologies des peuples aryens.

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

leur ensemble, par la présence des yeux d’Horus dans l’eau ' . » Les cliap. vu et viii de notre rituel parlent alternativement de l’œil d’Horus et des viscères d’Osiris. Il y a dans d’autres textes des variantes pour désigner la partie de l’être divin qui tombait à l’eau : c’étaient ou bien les lambeaux du corps d’Osiris dont parle le chap. viii, ou bien l’œil solaire ou lunaire (asile de l’ame) dont parlera le chap. XX. Les textes mythologiques confondent souvent en cette occasion l’œil et le bras d’Horus : d’où il suit que l’une ou l’autre de ces parties du corps, représentant l’àme du dieu ou du mort, peut tomber à l’eau et risque d’être dévorée par le serpent Apophis, le crocodile ou les poissons en qui se cache Sit. Comment et par qui le bras ou l’œil, — c’est-à-dire l’âme, — étaient-ils sauvés des eaux? Le chap. cxiii du Livre des Morts, — si bien commenté par M. Lefébure’, — nous a conservé une légende qui nous montre comment le dieu Sobkou, « seigneur des marais », trouva dans les eaux le bras ou l’œil d’Horus et les pécha au filet ’ pour les mettre à l’abri de Sit : « J’ai cherché, dit le dieu, j’ai trouvé leur victime (ou : ce qu’?7s avaient abattu, ils désignent les ennemis du soleil) sous mes doigts sur le bord de l’eau, je l’ai pêché dans un filet. . . » Alors Râ demande à Sobkou : « Qu’est-ce que ces poissons qui sont près de Sobkou, et (qu’est-ce que) ces deux bras d’Horus trouvés au pays des poissons ? » Après explication, « on amène les deux mains (var. : les deux yeux) d’Horus à lui-même et on révèle sa face [oun lier) à la fête du mois et du quinzième jour du mois au pays des poissons* ».

Page 1