‹ Le rituel du culte divin journalier en Egypte d'après les papyrus de Berlin et les textes du temple de Séti Ier à AbydosChapitre 26 sur 214 · Lefébure, Procecdinr/s, XV, p · texte numérisé non relu

Lefébure, Procecdinr/s, XV, p

2. Voir mon étude Du caructèi-e rclii/irux, ctiap. vu. Pour la traduction de la phra.se : « (toi qui étais) nu, habille-toi », je me sépare de l’interprétation propo.sée par M. Lefébure (Le im/lhe osirien, p. 1Ü9), qui ne tient pas compte du second membre de phrase.

3. Les textes mythologiques appellent fréquemment « yeux d’IIorus » les deux plumes de la couronne solaire ou royale. A Dendérali (Mariette,

III, 17 c, et II, 31), le roi j^résente à Hor-Samtaouï les deux plumes

en disant : « Tes deux j’eux sacrés (oudjuiti) sont à toi pour que tu dispo.ses sur ta tête. » — Au papyrus de Nebseni, Horus dit à Osiris; « Je t’ai donné tes deux yeux, les deux plumes qui sont sur ta tête. »

(Ed. Naville, Zeitschrift, 1875, p. 90).

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

En somme, le don de la couronne au dieu confirme que celui-ci, revêtu de la peau de Sit, y a retrouvé son âme, l’œil d’Horus : le résultat immédiat est de rendre au dieu « ses beautés », sa personnalité physique et morale.

Il resterait à savoir si, après avoir poussé les verrous et ouvert les portes du naos, le roi se trouvait réellement en présence d’une statue divine en costume osirien. Dans les figures des tableaux correspondants à Abydos (^2® et 2®), on voit Osiris, Plitali et Amon momiformes, tandis que Horus, Harmakhis et Isis ont le vêtement des dieux vivants. A l’époque où nous placent les tableaux du temple de Séti I®q il n’y a donc pas, à ce sujet, de règle fixe. La formule du rituel garde au contraire le souvenir d’un temps où le costume funéraire seul était donné aux dieux à ce moment du service sacré. Si, plus tard, on revêt indifféremment les dieux de la parure des vivants, c’est sans doute pour une raison que AI. Alaspero a discernée avec finesse à propos du rituel funéraire. Avant qu’on ait rendu au mort son âme par l’ouverture de la bouche, il ne nous apparaît que sous la forme de momie; les rites célébrés, il est représenté « sous la forme de double vivant; dans son costume et avec ses allures de tous les jours' ». Il en fut sans doute de même pour les dieux : mais on figura par anticipation le dieu déjà vivant et pourvu d’âme, avant même que les rites fussent achevés b

La formule finale établit l’importance respective des rôles du roi et de son suppléant le grand prêtre. Celui-ci est à ce point un simple remplaçant du roi, qu’il doit mentionner l’ordre royal, grâce auquel il a accès auprès du dieu.

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