‹ Le rituel du culte divin journalier en Egypte d'après les papyrus de Berlin et les textes du temple de Séti Ier à AbydosChapitre 28 sur 214 · Abydos, var. : # M (Isis); “fFOO (Harmakhis · texte numérisé non relu

Abydos, var. : # M (Isis); “fFOO (Harmakhis

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

deux portes de l:i terre sont décloses. Seb fait hommage en disant aux dieux établis sur leurs sièges : les deux portes du ciel sont ouvertes, le cycle des dieux rayonne, Amon, seigneur de Karnak, est élevé sur sa grande place, le grand

cycle est élevé sur sa place.

Tes beautés sont à toi, Amon- Râ, seigneur de Karnak, (toi qui étais) nu, habille-toi, que la bandelette te bande. »

A part quelques variantes peu importantes, les textes d’Abydos concordent avec celui du papyrus de Berlin. Le

Le roi ouvre les portes du naos. . , ,

{Abydos, I, p. 50. 23- tableau.) titrc intlique le geste : on ouvre les deux battants des portes lumière révèle la face

du dieu. Le terme dont se servaient les Egyptiens, oun her\ signifie littéralement « ouvrir, découvrir la face » ; on l’employait pour désigner le miroir qui a la proj^riété de refléter, de révéler, de a découvrir » la face de celui qui s’y regarde. Aussi, dans les temples, le roi fait-il fréquemment l’oiïrande du miroir n V divinités.

On voit (|ue la « révélation » de la face du dieu suit l’apport de son œil ' (c’est-à-dire de son âme ou de son cœur) décrit au chapitre précédent. Il en est de même dans les rites osiriens du Livre des Morts : après la « délivrance » des yeux d’Horus, on amène les yeux au dieu et on lui « ouvre la face » ; un autre texte fait dire au mort ; « Ma face est ouverte, mon cœur est à sa place'. » Les deux actes

Page 1