Todtenbuch, chap. xxxii, 1. 10; cxiii
RITUEL DU CULTE DIVIN EN ÉGYPTE
sont consécutifs. jM. Lefébure nous semble avoir parfaitement expliqué le sens de ce rite. « La face (des morts et des dieux), — dit-il, — était à la fois immobilisée par la mort et cachée par les bandelettes funéraires, de sorte que ’ imparfaitement rendu par le copte oircDiig^, manijcstai'e, apparere (que cite M. Brugsch, Recueil de Monuments égyptiens, p. 77), comprend dans son sens propre le dévoilement de la face des momies qui ressuscitent. » Des textes nombreux font allusion aux morts ou aux dieux dont le corps est enveloppé de bandelettes, mais dont la face a été dévoilée’. Cet état de la face mise à nu est exprimé
tantôt par le mot
^ kefaou, dont le sens « ouvrir
et dévoiler » résulte de nombreux exemples, tantôt par le mot (|(j ' j i' ' haï, « dévoiler, mettre à nu », l’un et l’autre mot étant mis en parallélisme avec l’expression oun lier, « ouvrir la face^ ». Dans le Livre des Morts, on dit des dieux momiformes : « Ils sont dans les bandelettes et leurs