Pyr. à'Otinas
2. Sur cet insigne, voir Maspero, Êtinlm de mj/tliologie, I, p. 306. L’insigne oiir, ourrit-hû/aon, semble être l'uræus détachée de la couronne et considérée comme une divinité indépendante. Chacune des couronnes divines est appelée oi(rrit-lii(jaou au chap. xxxvii.
3. Schiaparclli, Lihro dcifiincruli, I, p. 112-115; cf. le chap. xxxvii du papyrus, où la plupart de ces expressions se retrouvent employées pour le compte du dieu Anion.— Au papyrus de Nebseni, Horus résume
ainsi son rôle vis-à-vis de son père Osiris : I ^
1 ^ a « Je te protège (s Idioii) ou je fais tes rites, je te
donne des âmes, je te donne ta force... » (Ed. Naville, Zeitschrift, 1873, p. 33).
4. Le rite de reinbrassement paraît sous une forme curieuse aux panégyries du nouvel an qu’on célébrait dans chaque temple. A Dendérah, ce jour-là, on portait la statue d’IIathor sur la terrasse du temple, et 011 l’exposait aux rayons du soleil levant « pour l’unir aux ra3'ons de
de celui qui l'a créée au ciel » ( t i); on disait
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alors que «l’œil droit donne la main à l’œil gauche» (i m , Mariette, Dendèrah, texte, p. 205), ce qui évoque l'idée du soleil
embrassant Osiris (la lune) pour lui rendre son âme (cf. chap. xu, 1. 5); Hathor, après cet embrassement, recevait en effet les sept âmes et les quatorze doubles du soleil (Mariette, ibid., p. 219-220). Le mot embrasser
prit aussi le sens général de « consacrer dieu ou roi » ; quand
RITUEL DU CULTE DIVIN EN ÉGYPTE 101
reçu le fluide de vie et sou charme protecteur;
désormais, lui aussi sera vivant à jamais et ne mourra plus.
Notons ici le parallélisme complet qui existe entre le culte rendu au dieu et celui que le roi-prêtre a reçu au Pa~ douait avant le service sacré. Pour mettre l’officiant en état de célébrer les rites, le dieu l’a embrassé, lui a transmis le fluide de vie, bref en a fait un être divin ; pour ranimer le cadavre du dieu, le roi-prétre l’embrasse, lui transmet le fluide de vie, le rappelle à la vie divine. Cet échange de la vie donnée et rendue du dieu au roi, et réciproquement, est le fond même du culte égyptien : inces.samment le roi offre au dieu et reçoit de lui la vie (^■^) dans tous les rites du service sacré ’ .
D’après la formule finale, le roi « apparait avec Sokhit »; je suppose que la déesse léontocéphale n’est ici qu’une personnification de la couronne qui « enchante » les dieux, le roi et les morts : Sokhit est, en effet, appelée « grande magicienne » tout comme le diadème royal ou
Ci A III
divin.
un roi faisait un dieu du bélier de Mendès, on disait qu’il célébrait « tous les rites de l'embrassement » ( 'www [1^1] (/, stèle de
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Mendès, Brugsch, Thésaurus, p. 630, 1. 8). On employait le même terme pour désigner l'intronisation des Apis (Chabas, Inscrip/lon de Rosette,, p. 27-31), des dieux et des rois (Brugsch, Wort., Suppl.,
p. 1108); de même l’expression ^ ^ ^ ) «embrasser les
membres » apparaît aux formules funéraires, dans le sens général de célébrer le culte des morts (Tylor, The toinb of Puheri, pl. VII). L'embrassement divinisait, dans tous les cas, l'animal sacré, le dieu, le roi, le mortosirien. Voir, à ce sujet, cliap. xxxvii, pl. XV, 1. 3.