‹ Le rituel du culte divin journalier en Egypte d'après les papyrus de Berlin et les textes du temple de Séti Ier à AbydosChapitre 81 sur 214 · D’où la formule I · texte numérisé non relu

D’où la formule I

(au dieu), comme (le fait) Rà, éternellement», qui accompagne tous les rites exécutés par le roi; la réponse du dieu au roi comprend généralement aussi la formule “ éon de vie ».

2. Lepsius, Dcnicm., III, 11. L'n des noms de la double couronne est

ANNALES DU MUSÉE GULMET

La mention que le roi apporte des offrandes en même temps que râme-œil d’Horus reparaît enfin dans notre chapitre. Le repas sacré commençait dès que le dieu avait repris possession de son âme : je renvoie, pour le commentaire de ce passage, aux chap. xxv, xxvi et xlii de la seconde entrée au sanctuaire.

Le but essentiel du service sacré est désormais atteint; le cadavre divin a retrouvé son âme, s’est revivifié et peut s’alimenter : aussi arrivons-nous à la fin des rites de la première ouverture du naos.

Deuxième ouverture du naos (Chap. xxv-xlii)

De même que dans le rituel funéraire on répétait deux fois, pour le Sud et pour le Nord, Vap-ro et le sacrifice, de même le rituel du culte divin recommence l’ouverture du naos et les cérémonies qui l’accompagnent. Bien qu’aucune raison ne soit donnée par les textes pour cette répétition, on ne peut y voir qu’une application de la loi générale qui divise l’univers et les temples ou les tombeaux, images du monde, en deux ou quatre régions correspondant aux quatre points cardinaux ou aux deux division^ principales, le Sud et le Nord.

Dans le texte du papyrus, la seconde ouverture du naos comprend, comme la première, dix-huit chapitres, qu’on peut répartir aussi en six divisions. Huit de ces chapitres sont absolument identiques à ceux que nous venons de traduire; les autres restent symétriques, par les titres, à ceux de la première série, dont ils different par le texte; des rites analogues y figurent, mais proposés avec d’autres paroles. Aussi peut-on établir, dès à présent, que la seconde

, Bnigsch, Wôi't-, p. 1303; Pepi P\ 1. 81), d’où,

d’ailleurs sokhiti (

par nasalisatioji, sokhent, et, avec l’article, pskhenf (Brugsch, p. 2295).

RITUEL DU CULTE DIVIN EN ÉGYPTE

ouverture du naos confirme et complète les résultats obtenus dans la première partie du service sacré.

Il faut admettre qu’avant de recommencer l’ouverture du naos, le roi-prêtre fermait les portes de celui-ci et sortait un instant du sanctuaire. Les textes du papyrus ne font à ces évolutions de l’officiant qu’une allusion d’ailleurs obscure' ; mais le dernier tableau de la rangée inférieure, à Abydos, nous montre clairement le roiprêtre tournant le dos au dieu et en marche pour la sortie. La scène est commentée par un chapitre, dont le papvrus ne donne pHS sanctuaire.

1 i ». I p.oO, 2ünabieau.)

l’équivalent. « Chapitre de reculer [litt. amener la jambe) avec la bande de papyrus dans le sanctuaire du dieu N. — Thot est venu après qu’il a délivré l’œil d’Hor-us des mains de ses adversaires. Nul démon mâle ou femelle n’entre vers ce temple. C’est Phtah qui tire cette porte, c’est Thot qui la consolide; la porte est tirée, la porte est consolidée avec le verrou par le roi Menmârî. A dire quatre fois*. » En dehors des textes ritualistiques, les

1. C’est la formule du début du c-hap. xxv : a je suis sorti, ta grande face derrière moi », qui indique, semble-t-il, que le roi-prêtre tourne le dos au dieu.

2. Rituels d’Ah//dos, 20' tableau. Je suis le texte d'Amon, complété

par les textes des autres chambres

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La bande de papjTUs

Brugsch, p. 768-7G9) jouait sans

doute le rôle du lien, [J û cliap. vu), qui retenait

les battants de la porte, consolidé par la terre sigillaire. Sur le naos de

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

tableaux des temples nous montrent ces formules en action. Sur le panneau subsistant du naos de Deir el Bahari, on voit Thoutmès II s’en aller la tête retournée vers le dieu :

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Jj yA «amener la jambe pour faire le don de vie’ ».

A Dendérah, par deux fois, le roi « amène les portes du naos » ( A ), par opposition au tableau où il ouvre les

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mêmes portes )’. J’ai déjà cité (p. 54, n. 1) un

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texte des rituels funéraires, qui décrit la même opération à la fin du service sacré offert au défunt divinisé b La fermeture du naos, à la fin de la première partie, est donc clairement indiquée sur les monuments. Il est probable que, dans l’ordinaire de chaque jour, le roi-prétre se contentait de lire la formule et de fermer les portes, sans procéder au scellement des battants : aussi les chapitres relatifs à la rupture du lien et du sceau ne sont-ils pas donnés par le papyrus pour la seconde ouverture du naos.

A'. — Ouverture des portes du naos

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