Gayet, Louxor, pl. XXXIV, XXXIX, XL, XLIV, XLIX, LI, etc
5. Gayet, Louxor, pl. XXVI; Éd. Naville, Deir et Bahari, pl. XV- XVI; II, pl. XXXVI-XXXVII ; Dendèrah, 1, pl- 32, etc. Sur ce menu, qui est le même pour les dieux et les morts divinisés, voir Maspero, La table d’offrandes.
RITUEL DU CULTE DIVIN EN ÉGYPTE
une « salle à manger » (|^J^
repas sacré lui était servi; ceci fait, le cortège se reformait pour ramener le dieu au sanctuaire. On voit, par l’exposé donné au chap. xxvi, que, dans le service journalier, ni ces processions solennelles ni ce repas public n’étaient prévus : le menu, très simple, était servi au dieu dans le mystère du sanctuaire, en la seule présence du roi-prétre.
Ainsi se réalisait l’apport de l’œil d’Horus et de Mâït annoncés dès la fin de la première entrée au sanctuaire : au début de la seconde entrée, le roi-prétre se présentait avec les aliments nécessaires à la vie du dieu. C’est le moment où l’on donne une importance spéciale à la formule 'l A '
« le roi donne l’oiïrande, à savoir : milliers de toutes choses. . qui résume dans les cultes divin et funéraire toute présentation d’offrandes. Cette formule apparaît comme conclusion de plusieurs chapitres’ : tous les actes du culte tendent en effet à cet acte suprême. Dans le texte du chap. XXVI, il ne subsiste que la deuxième partie de la for-
mule
, précédée du verbe
« jeter».
« lancer », « présenter » ; mais ce verbe oudenou, orthographié généralement ^=; , est une des variantes les plus usuelles
de la rubrique lA; elle avait dans la pratique une valeur équivalente'. Dès cet instant, les offrandes sont donc devant
1. Lepsius, Dcnkni., III, 85; Écl. Naville, The Festical Hall of Osorhon II, pl. IV bis, 15, et pl. VII-IX.
2. Sur l’importance toute particulière de cette formule, je renvoie à Maspero, La table d'offrandes, et à mon étude Du caractère religieux de la rorjauté pharaonique, chap. v et vi.
3. Ce sont les chap. i, ii-iv, viii, xvii, xxiv, xxxiv, xliv, xlv.
4. Quand le roi prononce la formule 1 ^A, il lève la main droite sur
les offrandes et dans la direction du dieu. Le même geste accompagne la P — > -cs>- g .-O—, rf ■
formule (Deir cl Bahari, I, pl. XIV : j
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
le dieu; ensuite les rites usuels recommençaient jusqu’au moment de servir le repas. Sur ce moment, le rituel ne donne aucune indication précise; mais on doit penser que c’est pendant les fumigations d’encens et le chant des hymnes (chap. xxxv-XLii) que le dieu était censé manger les offrandes.
Los jours de fête auxquels le début du chapitre fait allusion sont mentionnés d'une façon plus complète aux hymnes des papyrus de Boulaq. Rà y est appelé « maître de la fête du IX® jour, celui à qui l’on fait la fête du VI® jour et du
(dernier) quartier» ('^37 aaawv
^ O III Ci O AAAAAA Ces fêtes s’adressent à un dieu lunaire, c’est-à- O
dire osirien, puisque ràine d’Osiris habitait la lune, œil d’Horus. La fête du VI® jour est celle du premier quartier : ce jour-là, Thot venait « contempler les beautés d’Osiris dans la lune® »; la fête du quartier s’applique surtout au dernier quartier; à partir du vingt-troisième jour, la décroissance de la lune coïncidait avec la date de la mort d’Osiris et de ses funérailles b On célébrait ces fêtes pour les dieux et les morts' adorés d’après les rites osiriens.
Les chap. xxvii-xxxiv ne sont que la répétition littérale
; Louxor, pl. LU :
l'oriiiules réunies
); on trouve les deux
AA(W\A I Ci D I 1 I
dans des textes où les variantes donnent l’une ou l’autre lonnule isolée {Abjidos, 1, 44 et 46). Un doublet de oitden semble être vudcb, J r~=> (Brugsch, Wôrl., Suppl., p. 361); un tableau d'Abydos (I, pl. 32) donne un «chapitre d’entrer pour présen ter les offrandes», 1) à côté d’une formule