Voir, à ce sujet, Grébaut (Recueil, I, p. 77 et
ANNALES DU MUSEE GUIMET (2
tel que ceux qui figurent
autel à feu portatif ( clans les tableaux des temples. Le chap. xxvi est donc comme un sommaire des rites relatifs au repas et à la toilette du dieu, qui seront détaillés aux chapitres suivants.
Ici se présente une distinction importante à établir entre le service sacré quotidien et celui des fêtes. Aux jours ordinaires, on apportait au dieu, dans son sanctuaire, la table toute prête, modestement servie d’un petit nombre de « pièces choisies » ( © sotpou), et l’on brûlait sur l’autel à feu le repas dont la fumée nourrissait le dieu’. Aux jours de fête, la barque divine, dans le naos de laquelle le dieu reposait, faisait une sortie solennelle ( ^ ^ A7uî)’; portée sur les épaules des prêtres, précédée ou suivie par le roi
sites noiitii'Y, la barque était amenée à la salle
des offrandes (^]| ouskhit hotpou). Là, les vic-
times vivantes, les aliments solides et liquides, les huiles, les fards, les bandelettes, les fleurs étaient présentés au dieu, consacrés (g Iiout sepou àft r sotpou)
et purifiés par le roi‘; puis on égorgeait les animaux, on rangeait en bel ordre sur les tables d’offrandes les pièces de viandes, les pains, les fruits, les vases de vin, de bière, de lait, dont le menu détaillé figure dans tous les temples'. La statue divine fai.sait alors une station hotpou) dans
1. Voir les tableaux des temples de Louxor (Gayet, pl. XXXVII,
^ « rôtir sur l’autel à feu ») ; Ahydos, I, 35 b; Dcndôrah,
III, 74 a ( O M « luettre les pièces choisies sur 1 autel à
' û ? III 1 c. '4=
feu»); Edfou, I, p. 58, pl. XVI.
2. Sur la distinction à faire entre le départ khâ (lever) et l'arrivée hotpou (pose) des processions, cf. Mariette, Dendèrah, texte, p. 101, n. 6.