‹ Le rituel du culte divin journalier en Egypte d'après les papyrus de Berlin et les textes du temple de Séti Ier à AbydosChapitre 96 sur 214 · Cf. Pdp. de Bei-lin h° VII · texte numérisé non relu

Cf. Pdp. de Bei-lin h° VII

(( tu

donnes la vie, tu établis les années ». a. Voir, sur ces dates, ce qui a été dit plus haut, p. 112.

•1. lion est le dieu de rabondance, Sa le dieu du goût; ils font partie des âmes ou doubles du soleil (cf. Denderah , texte, p. 220), et Ha les donne au dieu Amon en même temps que son ûme et ses olTi-a iules. Cf.

firébaut, IPiinnes à Anion-lùi, p- 12 : on dit qu Amon est

^ n (3 ' ‘ ® maître du soût, l’abondaiice est sur sa bouche)),

îljjlwi I I I ’ . . , n

formule en parallélisme, comme ici, avec v — ''V

RITUEL DU CULTE DIVIN EN ÉGYPTE

et tu as pris les offrandes, les provisions, toutes, que tu goûtes {sa) dans les « champs des offrandes'. »

« Viennent à toi ceu.v ({ui sont dans le ciel, se réjouissant quand ils te voient comme leur père.

» Ils connaissent leur seigneur en toi. Deviens {khopri) leur chef en ton nom de Khopri ; ils montent vers toi en ton nom de Râ-Toum, leurs faces sont vers toi en ton nom de Toum.

)) Màlt t’a dressé pour te faire les rites’; elle met ses deux bras derrière ta tête’, car ton double est en elle. Elle

^ I « maître de la jouissance, grand de l'amour». Sur la possession de Hou et Sa par le défunt osirien, cf. Pèpi I”, 1. 432, et Maspero, Les lir/pofjées roijanx (Études de rmjtliolofjie, II, p. 63).

1. Il est important de noter qu’Amon trouve ses offrandes au même lieu que tout mort, c’est-à-dire au paradis du « champ des offrandes ».

2. Le mot /dtotij « chose utile », désigne spécialement les rites

au moj'en desquels on faisait vivre Osiris et les dieux ou morts osiriens; d’où le factitif '' cc qui rend service, le service sacré, les

rites », employé pour désigner l'àp vo, le souton di hotpou, Vuiidcn hheloti (Lepsius, Denhnu, II, pl. 4, 5, 2.5, 35; cf. Lamentations d’Isis et de Xephthtjs, pl. I, 1 ; V. 11). Dans l’hymne à Osiris de la stèle traduite pas Chabas (1. 16), c’est Isis et Nephthys qui relèvent le corps d’Osiris.

3. Voir un texte analogue du rituel funéraire au tombeau de Rekhmarâ (Virey, p. 159, pl. XL). On dit au mort que « la fille du soleil

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

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l’a édifié, ta fille que tu as édifiée, elle te constitue avec les doubles de tous les dieux. Tu les as enchantés, tu les as fait vivre, créateur de leurs offrandes (ou de leurs doubles), tu gratifies le cycle des dieux de tes deux mains, comme un dieu qui crée de ses doigts, comme un dieu qui crée de ses orteils, quand tu as embrassé tous les dieux »

(Mâït) qui t’aime, donne son fluide magique derrière toi pour toujours; elle a embrassé tes chairs et ton épaule. . ., elle t’a embrassé sur ta poi-

trino»

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). Notons que le mort, comme

ici le dieu, est, à ce moment, devant la table d’ollrandes servie pour le repas. Ici l’embrassement de Màït « édifie » le dieu (cf. supra, p. 88).

1. Tout ce passage et ce qui suit reparaît au rituel funéraire, et j’y ai fait déjà allusion en commentant le chap. xxiir. Quand on ouvre la bouche et les yeux du défunt avec la baguette magique, Ourrit-Hiqaou (la grande magicienne), en forme d’uranis. qui a les mêmes pouvoirs que la couronne à uræus (la grande-magicienne), on dit qu’Horus et Sit ont apporté au défunt l’Ourrit-Hiqaou : «Voici que la couronne apparaît sur ta tête, elle t’amène tous les dieux, tu les as enchantés, tu les as fait vivre, tu es devenu le maître de la force, tu as lancé le fluide de vie avec eux derrière la statue de l’Osiris N., tu es muni de cliarmes {hhoii) et tu ne meurs pas, tu deviens le double de tous les dieux, tu te lèves en roi du Sud et du Nord et tu domines parmi tous les dieux et leurs doubles. . . Shou t’a fait souverain et tu as lancé le fluide de vie derrière la statue de TOsiris N. » (Scliiaparelli, Lihro dei funcrali, I, p. 114-116). Ainsi que l’a fort bien dit M. Maspero {Etudes de mj/tholof/ie, I, p. 309), « le mort, désormais tout-puissant, est roi des deux Égyptes, ce qui entraîne le prêtre à l’identifier avec une des plus populaires parmi les divinités qui avaient régné sur la vallée du Nil, Shou, fils de Râ. En tant que Shou, il renouvelle sur .sa propre statue les manœuvres vivifiantes

RITUEL DU CULTE DIVIN EN ÉGYPTE

« Lève-toi comme un maître de la couronne', tu as amené toutes les terres; domine dans le Sud, domine dans le Nord, tu as réuni la couronne meh à la couronne âji. Image qui enfantes tous les dieux, image du père de toutes choses, tes deux yeux (les deux plumes ou les deux couronnes®) ont paru sur ta tête avec la « grande magicienne du Sud » et avec « la grande magicienne du Nord » ; certes, elles prospèrent sur ta tête, et tout dépend d’elles, tout est en elles.

qui rempêcheront de jamais mourir. . . » La situation est la même ici pour le dieu : la fille de Râ, Màït, de même que Shou (voir, sur l’identité de Shou et de Mâït, ce qui sera dit plus loin, cliap. xui), donne son fluide à Araon, le couronne (pl. XV^, 1. 3-4). Grâce à « la grande magicienne », Anion peut « enchanter les dieux, les faire vivre », il leur lance le fluide, il les embrasse, il leur rend leurs âmes; et sans doute il agit de même vis-à-vis de sa propre statue, comme fait le dieu osirien an tombeau.

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comme une forme en s

'interprète |1

j « distinguer quelqu’un », le a mettre à part », d’<

préfixe de

où « créer » (cf.

Brugsch, Wôrt., Suppl., p. 1329). Au chap. xxxviii (pl. XVII, 1. 1), le

mot ten est en parallélisme avec

« créer », « mo-

deler». Sur le sens de ^ ^ ^ ^ ^ j «doigts de pied», en opposi-

tion à 'j'i'j j « doigts de main », voir Lange, Zeitschrift, 1896, p. 77. Le

contact du dieu a le pouvoir créateur.

1. Cf. Grébaut, p. 8-9 et 14-15, pour une description des couronnes d’Amon. — Voir aussi le 14' tableau des rituels d’Abydos (appendice), et cf. Todtenbuch, chap. xv, 1. 4.

2. Cf. chap. IX, p. 42, et p. 47, n. 3. Dans ces formules, notons l’allusion permanente aux deux sens de tout « image et créateur ».

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