SCÈNE II
Les mêmes, LÉONARD.
LÉONARD, accourant.
Le comte Christiern !
CHRISTIERN
Mon brave Léonard !
Le comte Christiern! quelle joie pour le marquis à son arrivée!
CHRISTIERN
J’ai l’honneur d’être connu de vous, Monsieur?
LÉONARD, désignant Montbel.
Le docteur Montbel.
CHRISTIERN, s’inclinant.
C’est là un glorieux nom !
MONTBEL, lui rendant Bon salut.
Si je vous connais. Monsieur?... mais n'ètes-veus pas le plus cher et n’étiez-voüs pas le plus regretté des amis du marquis? Tenez... voici un petit coin de l’hôtel qui a bien des fois entendu répéter votre nom. Oui, dans nos longues soirées d’hiver, quand mon bavardage amical et scientifique avait plongé notre cher Henri au plus profond de ses rêveries, j’étais bien sûr de le voir se réveiller tout à coup, et s’écrier an milieu d’un soupir : Que fait Christiern?
CHRISTIERN
Brave Henri! Etdites-moi, Léonard... Vous permettez, n'c tce pas, docteur?
MONTBEL. V
Comment donc?
CHRISTIERN
Où est-il?
LÉONARD
Oh! pas bien loin à cette heure; car on a reçu ce matin une lettre annonçant son retour, et on vient de me dire qu’on l’attendait aujourd’hui même.
CHRISTIERN, appuyant sur les mots.
Comment! on vient de vous dire?...
MONTBEL, à part.
Aïe! aïe!...
CHRISTIERN
Henri serait-il marié?
LÉONARD
Non pas.