CHRISTIERN, HENRI
HENRI
Ah! à nous deux, mon bon Christiern! Qu’es-tu devenu? Qu’as-tu fait depuis ce long temps que nous ne nous sommes vus? tu as bien couru le monde, ce me semble, et cela, sans trouver cette rosée bienfaisante qui devait fructifier la noble fleur d’humanité qui s’épanouit en toi.
CHRISTIERN
Hélas! tu ne dis que trop vrai ! je suis parti le cœur plein d’enthousiasme, plein d’irrésistibles aspirations pour le Nouveau- Monde, où j’espérais trouver un monde nouveau ! quel amer découragement!.. sur le champ fauché de mes illusions a germé le doute. Je reviens le cœur brisé; mon àme estsemblable à cesfa-