SCÈNE VIII
Lf.s mêmes, OLIVIER.
OLIVIER
Permcttez-moi, monsieur le marquis, de joindre à cet éloge distingué mes humbles, mais bien sincères félicitations.
HENRI, qui a tressailli au son de cette voix.
Hein?...
OLIVIER, continuant.
C’est une grande idée d’appeler au pouvoir les jeunes et vigoureuses intelligences...
HENRI
Luil
OLIVIER
C’est vous qui ouvrez la marche, monsieur le marquis, et c’est justice; espérons maintenant que d’autres vous y suivront bientôt !
HENRI, qui pâlit en se trouvant enfin face à face avec Olivier.
Oh! la tète de Méduse!...
OLIVIER, dont l’étonnement commence.
Monsieur le marquis n’a pas oublié notre rencontre à Nice?..
HENRI, d'un air étrange.
Non! oh! non!..
OLIVIER
Monsieur le marquis eut alors l’obligeance de me faire ses offres de service. J’espère qu’aujourd’hui le ministre se souviendra des promesses de l’ami.
HENRI
De l’ami!..
OLIVIER, de plus en plus déconcerté.
Si le mot est trop ambitieux, monsieur le marquis, je dis : l’obligé, et vous demande comme faveur singulière de présenter ma femme à madame la marquise!
HENRI
A madame la marquise?., vous me demandez...
OLIVIER
Je n’ai prétendu rien dire qui blessât monsieur le...
HENRI
Mais que voulez-vous enfin?., je ne sais... je ne... je ne vous
Connais pas!.. (Mouvement des assistants.)
OLIVIER
Moi!..
Je ne VOUS connais pas, VOUS dis-je... (U lui tourne le dos et remonte avec le docteur vers Traschkine qui s’est retiré à l’approche de Séchard. Olivier reste abasoardi.)
LE FONCTIONNAIRE, à ceux de son groupe.
Qu'a donc mon nouveau ministre? (En ce moment Ribeaupierre entre étourdiment, et court à Olivier.)