SIX MOIS APRÈS
mort chef de bataillon ? — Cest une raisoa pour se réjouir de ce qu'il ^échappe &. un pa>» pareil malheur. - — Vous direz tout ce que vous voudrez , on est bien aise d'avoir un officier supérieur dans sa famille ! -r— Certainement , dit aussitôt M me . de Germancy ; et voilà ma nièce privée de ce bonheur-là } Du moins, autrefois nous pouvions épouser des généraux, des colonels, des conseillers-d'état, et «or-tout des auditeurs. Je sais bien qu'en général , ces messieurs n'apportaient pas toujours le bonheur en dot à leurs femmes ; mais leurs noms , leur rang, flattaient l'orgueil et la vanité, et cette jouissance n'est pas à dédaigner, Dailieurs , on pouvait commencer par épouser un capitaine, et de veuvage en veuvage, on arrivait' jusqu'à un général de division... Ces changemens-là avaient bien leur mérite !...
aujourd'hui il faudra passer sa vie avec le premier mari qu'on aura épousé. Àh ! dit en soupirant M me . de Germancy, la carrière de l'ambition est fermée pour les femmes !... J'eus beau lui représenter que dans son système d'élévation ? ces dames ne pouvaient être heureuses qu'aux dépens de leurs maris : elle