C) 2 LES MÉTIERS
je m'aperçus tout de suite que , vu sa proximité du marché des Innocens , ou avait jugé à propos de la distribuer en appartemens d'une très-petite dimension. J'interrogeai le portier qui confirma mes doutes, et qui, instruit du motif de ma visite , s'empressa de me céder le siège d'honneur qui décorait sa loge.
Le bonnet à la main , le coude appuyé sur un manteau de cheminée qui lui servait de buffet , il m'apprit qu'il tenait à la maison -depuis trente-quatre ans, que chaque propriétaire ancien l'avait successivement légué au propriétaire nouveau ; et me croyant plus avancé que je ne l'étais, il me demanda si M. Murin •ne m'avait pas prévenu de cette coutume , qui l'assimilait à l'immeuble, et le rendait partie -obligée de l'acquisition : comme je lui répondis que- je n'avais point encore vu M). Morin^ il m'interrompit pour faire l'éloge de son maître, qu'il termina par le sien propre, en m'assurant que personne n'était mieux au fait du service que lui, qui descendait d'une des plus anciennes familles de portiers du quartier des Innocens.
,. Je l'assurai gravement de toute ma bienveil*