LA MAISON
çhise , une aménité dignes de son caractère, Au bout d'un quart d'heure , chacun 4,e noua était rajeuni dç; vingt -cinq ans. Je lui témoignai ma surprise de le retrouver si loin, du chemin, des honneurs. « M.on cher, ami j
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dioqrité ; le gouvernement: qui vient de finir , su'ayait menacé de me rendra mes,bien6,d$ me faire chambellan, 4e me nOfcnmpr; préfet f j'ai su résister 4 tout» Heureux £t puissant rôus Louis XVJ , proscrit et rui*é soue h république ^ . rappelé sous le consulat , j'ai $ ^OUs4'empereur, . borné P*9A. arabition à mç faire oublier, et j'ai eu Je bonheur, d'y réussir;; je m'en trouve bien etv je continue. Gjrâcçs à l'héritage d'un de tpes oncles > mort après soip. retour <le l'émigration, je jouis d'unie petite for T tune^ qui; mg permet d'occuper undeç moindres «ppartemeps de l'hôtel que j'ai fait b^tir. Fier iT avoir scellé, de mon sang mon amour pour le prince ; fuyant lçs honneurs , échappant au* r^coi«p^Q6^s % fpu&lJe h p^feé que je sçgrett^ je joHij> 4u pr&flM: ^ansjp^pïîitod^e, fctj'em,- A bçlli$ T.àV|enir : 4e t fe>ufc ç<l<g*e la >ag$$f p à f£ : 1* Jhonté du roi nous permettent 4'o*p&eiYf . .1
A QttÀ-TRE ÉTAGES. -àï*'
, J'admirai cette noble résignation, cette philosophie touchante, critique singulière de la conduite de taitf d'exigeans. Je demandai ensuite à M. Dorsau des nouvelles de son cousin Je chevalier d'Irlac ,[ sujet médiocre, borne , dont nous avions! autrefois tiré Thorot* eope, -et 'qu'après un m$r eïamen, nous avions , tous les deux, condamné à une nullité absolue. ■• •'■-• ' •
* EH -bien! médit ett souriant le comte, nous nous sommes trompés $ ce que nous" prenions pour delà stupidité était du recueillement. KWac avait le génie de la firianqé ; après sètredésapauvri dans quelques petites places/, ir a fini* par s'enrichir dans une recette générale. C'est lui* qui, pendant mon émigration^ a acheté mon château de Lagprd; il m y mène quelquefois , et j'éprouve, une véri» table satisfaction en voyant tout le parti qu'A a su tirer de cette charmante habitation. Elle a constitué* son majorât lorsqu'il s'est; fait créer baron. Je vous engage à FaJIer voir-, il vous recevra bien; c'est un homme fort obligeant , qui s'est intéressé vivement à beaucoup de personnes que je lui ai recouHaan,-
&4 LÀ MÀISOH
dées> , mais qui , par une fatalité inconcëva n'a pu réussir à en faire placer aucune, demandai son adresse \ M, Dorsan m'indi le logement au-dessous du sien. Le troisi étage servait de pied-à-terré à M. le bi lorsqu'il venait à Paris se délasser des trai de sa place. Ce rapprochement me parut gulier,il m'inspira le désir de connaître autres habitans de l'ancien hôtel du coi je lui témoignai ma curiosité ' f et il se \ de la satisfaire. *
s Le deuxième étage de cet hôtel , me il , est occupé par deux personnes d'un ca tète diamétralement opposé : la premier* un homme de lettres fort estimable, qui jamais varié dans ses moyens de parvenir, n'est point un de ces esprits forts, qu font un malin plaisir d'écrire contre les inst lions, sociales et les gouvernemens en vigu c'est un homme prudent , mais qui ne c de poursuivre avec acharnement les tyi jans trônes et les ministres sans places. I ^ain savant , il parle , air besoin , toutes •langues, et fait, suivant la circonstance, .portraits de Ghaiiemagne et des éloges