JUIN
L«s «£98 qui n'aiment que les malti^ qui se complaisent dans le tableau de nos sordres et dans le récit de nos misères ^ plongent avec délices dans le passé qu'ils r peOent sans cesse; quant II moi ^ qui ne déi que la tranquillité de ma patrie^ qui ne 1 heureux que du bopheur de la France ^ et <; comme le bon abbé de Saint' Pierre^ r assez volontiers la paix universelle^ \e ton avec confiance mes regards vers f avenir.
BB 9Xm$i etc. lofi
C'est en parcourant ce vaste champ ouvert à toutes les créations de la pensée que j'aperçois la fin de nos dissensions et le terme de nos souffrances , en sautant à pieds joints sur quelques années qui ne s'écouleront jamais asse^ tôt au, gré de mes désirs ; j'arrive à l'époque fortunée où TEurope, depuis long^temp» en paix avec elle-même^ n'aura plus qu'un souvenir confus de ses longs malheurs : grâce à cette heureuse illusion^ je vois les souverains^ tranquiUement assis sur le trône ^ échapper aux séductions d'une .fausse gloire pour se livrer aux charmes de la paix*, tous les peuples^ dévoués et fidèles à leurs monarques ^ payer avec amour la dette de la reconnaissance ; les soldats 9 Qoilice obéissante^ entourer avec respect le Roi qu'ils ont juré de défendre^ et se rappeler leur serment aux jours du danger ; je vois nous vojrons enfin la France lil^re , heureuse et florissante^ reconquérir par sa sagesse^ par son industrie^ le rang que ses conquêtes lui avaient laît perdre > et le sol de la gloire devenir encore une fois la patrie des beaux arts.
lt)6 JOtJBHÀL ■
Pimis^ ^«^ juiw i84o.
Màlgriè son grand âge y S* M. Louis XVIII continue à jouir de la meilleure santé-; ^e a présidé hier le conseil des mini^i^es o^ni adiuié près de trois heures. On assure que leii iiiip6ts, qui depuis quelquies années nd s'élèrent qti'>à h moitié de ceux de i8 16 , ont cepeadaiiC p^mi S. M. susceptibles d'une nouvelle -âiaiitiatiM. Efle a chargé LL. EEïc. les tnJntslue» das finances eft de l'intérieur 4e lui présent^rilmis le plus court délai possible les moyens ide rendre ce fardeau encoFe plus légeirpour sou peuple. Cette preuve tôuchantedé 4a b^nlë du souverain ne peut manqMrâ'mMîitdi: ki lOMnnaissance dès Français ;^t l'histoire ^.(;é<»8ttge de la vérité, s'empt^ssera -de recmâlir ^avec soin toutes les actions -d'un prinoe ' qeA , |»eadant le cours d'un long rè^e^ aootisiMSttieBt fait dépendre la ^endeur de sl)n^trAbe^ *Ae)a prospérité de son rèjanta&è et àa hatilà^^e
ses sujets. . . ; ...4.1
,— Ontétéprésentés hier à Sa Majesté S.^.S.
1>E PARIS, etc. lùj
le duc de Nemours, fils de monseigneur le duc d'Orléans ; M. le comte d'Âlbuféra (i), fils du maréchal*, le chevalier Cadoudal, neveu du lieutenant-génëral de ce nom *, le prince Berthier, le mardis de Laroche- Jacquelin , le duc de Montebello ^ et le comte de Charette , Pairs de France^
-7-DI011SIEUK a reçu hier matin les colonels les douze légions de la garde nationale de Paris; ils, ont exprime à S. A. R. toute leur rex>Anaissance au «ujet «des nouvelles faveurs pie le prince colonel -général a obtenues de Sa Majesté pour cette garde fidèle , qui , depuis dngt-six ans, ne cesse de donner au Roi et à a France des preuves de son dévouement et de sa fidélité.
-^ Cent cinquante mille hommes diuÙLn" terie ont été passés en revue .<:ette semaiae MIT S. A. 1^. -monseigneur le duc de Beny.
MexL n'est comparable à la belle tenue de ces roupes , les mieux disciplinées d/e l'Europe.
(i) Dans le mois, M. le dii€ d'AibDfj^raeût onecntrcYttS >articaUire de S. M.
lot JOURNAL
Oq ne saurait peindre l'enthousiasme qu'elles ont fait éclater à la yué du jeune duc de Berry ; ce prince , Tcspoir de la France^, a traversé les rangs de l'armée^ aux cris unanimes de vi^e le Roi ! En passant devant le régiment de MonsiEua^ S. A. R. s'est approchée d'un vieux sergent ^ dont l'âge semblait attester de long services , et s^apercevant qull n'était pas décoré ^ eUe a daigné détacher sa croix £t la lui présenter elle-même. Emu jusqu'aux larmes y le vieux âoldat allait se précipiter aux pieds du prince , lorsque le jeune duc lui a dît avec cette bonté qui est l'apanage de sa famille : ■•m Que faites-Tous ^ mon brave , ce n'est pas « une grâce que je vous accorde. » A ces motS; il s'est éloigné , et l'air a retenti des cris de viye à jamais la famille des Bourbons !
' --* L'Académie française préviant MM. I^^ auteurs que désormais , à l'époque des nomi^ nations^ les candidats seront tenus d'envoyer au secrétariat un exemplaire de chacun èfi leurs ouvrages , afin que le sénat littéraire puisse enfin juger avec connaissance de cause et ne soit plus exposé à des méprises i&cbeusea comxa^
par le passe : les ouvrages seront toujoors adressés à M. Soard^ secrétaire perpétuel de VAfiààénie.
— ^La session de iSSg e;»t tertaûnëe; on né saurait donner trop d'éloges à la conduite ferme et sa§e de MM. les députés des départemens ; chargés du triple soin de créer les lois , de dépendre les intérêts du peuple^ et d'affermir l'autorité royale , ils se sont acquittés de cette noble mission avec un zèle qui n'a point connu de bornes. Sans doute , les discussion» qui ont suivi la proposition des lois ont quelquefois été longues ; mais jamais elle» n'ont été orageuses. La chambre, qui a voulu s'éclairer avant que de prononcer l'adoption ou le rejet d'une mesure importante n'a pas souffert que les orateurs inscrits fussent privés de la parole. Elle aécouté avec calme et sans les interrompre y tous les discours prononcés dans son sein» Âutun membre ne s'est permis d'attaques envers un de ses collègues. Toutes les opinions ont été respectées. Jamais une personnalité injurieuse n'est venue troubler la paix de la Chambre et porter attekito.à \^ ma|«stèd«.]i(| r^réswtatioii^
ttd JOURHAI.
aationale ; ironie poiar un seul but^ la Chambre ne 8'o6t point dWisée danfi les moyens à'y paig venir; et, pendant toute la session ^llMinnoaie la plus parfaite a régné entre les deux cbambiies et le miniitèFe.
— L'eipositkm du Muséum de cette année est remarquable par le grand nombre et le rare mé* rite des tableaux; presque tous représentent des faits glorieux , des actions généreuses puisées ^ans les araniles de notre bîstoire. La faimUa ToyAle à 'donné l'ordre ^'«n acheter plmieurs f our le {«ouvre et le palais de V^^saiUes. Sur 'la proposition de monseigvieiiir le -duc d'Angola léme^ S. M. a nommé chevaliefs de fiordre TOjfal de la liégion-*d^Hooneur les deux autotn des meifleurs ta'bleaux qui ont été exposés } ce
«ont MM. -N et t» , qui soutiennent avec
éclat la Képutation de T^ole française. S. M. « en xmtre accordé des pensions et des «gratîficatîons'aux artistesdislinguésqui luîont étére commandes.
— On commence & construire des baraqa très--â^anie5 dans les deux carrés des Chanij
DE PABIS| etc. 111
Eljr^os pour rexposition {Mrochaine des pro* duits de riadustxie française. La distribution •de6 prix se fera au Louvre sous la présideuice de S. Exe, le ministre de l'intérieur. Le désir d'assister h cette cérémonie attire déjà ua grand nombre d'étrangers dans la capitale,
*— Les hommes de lettres viennent de don^ ner un bel exemple de l'union qui existe -en-
tr'eiUL 3M[. N , littérateur distingué , était
-accusé d- avoir publié ces jours derniers un on-
Yra^ioomlenant des attaques directes «outre le
gouvernement. A peineson arrestation a*t-«De
été connue^ qne plusieurs de ses confrères se
'Sontjempreasés de lui t)finr leurs seraces^ et
Ton Va «tâme jusqa'à dire que deiis acadt-
micieiie illustres^ qui.vont publier numémoii»
tu SBiaveuT; .ont réclamé la liberté del'accttaé^
en t'offirant au ministère pour sa cauftioa. f
«^ On vient de mettre en vente la trente-
natrième livraison des monumens de Paris.
le cahier renferme seize gravures^ savoir : le
dais de la Bourse ^ le pont des Invalides^ la
)uvelle salle du Vaudeville , les abattoirs ; les
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greniers d'abondance ^ le marché Saint-Martin ^^ la fontaine de Félëphant^ la statue de Louis XIV , place des Victoires^ le monutnent en Thonnenr de Louis X VI^ et la place immense qui rëunit le louvre avec les Tuileries. C'est à présent qu'on peut justement nommer Paris la capitale du monde.
— Le tribunal de police cerrectionnelle vient de condamner à 5oo fr. d'amende le sieur Armand qui j au mépris de la nouvelle ordonnance de police , a mis som cheval au galop dans les rues de Paris.
— Depuis Fépoque du dernier paiement du eontributions de guerre , c'est-à-dire depuis dix-sept ans > nous n'avions pas vu ici de troupes étrangères ; avant-bier ^ à la paraît; on a remarqué quelques uniformes susses et bavarois.
DS PABIS, etc. ii5